Carlo Di Antonio paie une transaction pénale pour clore une enquête sur une expropriation à Dour

Carlo Di Antonio
Carlo Di Antonio - © Belga - Eric Lalmand

Carlo Di Antonio (cdH) a payé une transaction pénale de 5.000 euros pour mettre fin à une enquête judiciaire sur une expropriation, qu'il avait signée lorsqu'il était ministre wallon, de terrains appartenant à une société dont il était lui-même actionnaire, écrivent jeudi Le Vif et Le Soir.

Le 23 avril 2014, M. Di Antonio (cdH), alors ministre des Travaux publics, avait signé un arrêté d'expropriation de 27 parcelles dans le cadre du détournement de Dour, parmi lesquelles trois appartiennent à une société fondée par son frère et dans laquelle l'ex-ministre détient une des 166 parts sociales.   Une information judiciaire avait été ouverte et l'ancien ministre avait été auditionné par l'Office central pour la répression de la corruption (OCRC).   "Une transaction pénale simple a été conclue avec Carlo Di Antonio pour une affaire qui n'a pas été mise à l'instruction", a confirmé au Vif et au Soir le Procureur Général de Liège Christian De Valkeneer.    "En août 2019, au terme de l'enquête policière, j'ai été auditionné par le procureur général", explique Carlo Di Antonio aux deux journaux. "J'ai plaidé ma bonne foi et rappelé que j'avais suivi le projet de l'administration qui était le moins coûteux. Néanmoins, le Procureur Général m'a indiqué qu'il aurait été plus prudent de confier, pour signature, la proposition de l'administration à un de mes collègues du gouvernement wallon dès lors qu'il pouvait y avoir une apparence de contrariété d'intérêts", raconte l'ancien ministre. "Il m'a alors proposé une transaction qui mettrait fin à l'action publique sans reconnaissance de culpabilité. J'ai accepté cette transaction de 5.000 euros vu son montant raisonnable eu égard aux frais d'une éventuelle procédure en justice."   

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK