Cap 48 : L'Empathiclown fait rire aux éclats les enfants du Saulchoir

Cap 48 : L'Empathiclown fait rire aux éclats les enfants du Saulchoir
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Cap 48 : L'Empathiclown fait rire aux éclats les enfants du Saulchoir - © Tous droits réservés

Une fois par mois, Willy l'Empathiclown franchit les grilles de l'école du Saulchoir à Froyennes. Il rend visite à la classe de Madame Patricia. Elle accueille une dizaine d'enfants âgés de trois à neuf ans, tous polyhandicapés. C'est un projet financé par Cap 48. 

"Allez, on y va?" La fillette a bien compris que Willy est arrivé, et qu'il l'attend dans la pièce d'à côté. Elle rit, bat des mains, se trémousse sur sa chaise, conduite par Madame Patricia. "Oui, oui, tu es contente, on le voit bien! Allez, frappe à la porte, il est là!". Le tête-à-tête va durer une demie heure. Pas de discussion, la fillette ne parle pas, mais elle s'exprime par des cris, des rires, des chansonnettes. Les deux se parlent avec les yeux, communiquent au travers de mimiques, de petits gestes. Willy a un accordéon, une marmotte dans sa panoplie.  

Le clown essaye de s'adapter à chacun, en fonction de ses possibilités physiques, de ses handicaps, de ses envies aussi..."Souvent il faut tendre des perches et on voit ce que l'enfant veut. Bien sûr, parfois, c'est un flop total!! Mais ce n'est rien! C'est ça aussi, le jeu du clown! On rebondit, comme sur un trampoline, et on est reparti, encore plus vaillant! Certains enfants ne parlent pas du tout. Je me souviens d'une petite fille, qui ne pouvait ni bouger, ni parler. Seuls ses yeux permettaient d'exprimer des choses. Elle avait l'air toute timide, mais au fur et à mesure je l'ai vue s'éveiller, c'était une des plus réceptives!" 

La séance se termine. "Ca t'a plu?", demande madame Patricia. Déjà, un autre enfant trépigne d'impatience. "Ils sont vraiment heureux d'aller, je le lis sur leur visage. Ils ont le visage épanoui. Zen. Bien plus ouvert qu'avant. On obtient plus d'interactions". C'est Madame Patricia qui a eu l'idée d'inviter Willy à l'école, sachant qu'il se rendait déjà dans des maisons de repos, des hôpitaux, et même des villages où il manque de lien social. 
A la fin des séances, le clown et l'institutrice s'octroient toujours un petit débriefing. "Savoir comment ça s'est passé, réfléchir à peut-être faire autrement?" "On ne peut pas évaluer ce que cela apporte aux enfants, en faisant un avant-après, il n'existe pas de grille d'évaluation", poursuit le directeur Philippe Descotte. "Néanmoins on sent combien ça les aide à communiquer, et ce versant-là est au cœur de notre projet d'établissement".

Il met aussi en évidence l'intérêt de bénéficier de telles animations directement à l'école. "Avec une classe de 10 élèves polyhandicapés, tout est démesuré", résume Philippe Descotte. "Il faut prévoir un bus médicalisé. Presque autant de personnel d'encadrement qu'il n'y a d'enfants. Cela coûte beaucoup, en temps, en personnel. Nous le faisons, bien sûr! Pas question de priver ces enfants de sorties, d'activités culturelles comme en propose, par exemple, la Maison de la Culture. Mais c'est tellement plus facile quand ça se passe ici, à l'école! La prise en charge par Cap48 évite également d'avoir à répercuter les frais d'animations sur les parents d'élèves, et tout le monde peut participer...

Cela fait 3 ans maintenant que Willy l'Empathiclown rend visite aux enfants du Saulchoir. 

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