Camp démantelé au parc Maximilien: nuit de cauchemar pour les réfugiés

Une nuit de cauchemar pour certains réfugiés et sans papiers. Le parc Maximilien, à Bruxelles, a été partiellement évacué jeudi soir. Partiellement, car quelques dizaines de tentes occupées principalement par des sans-papiers sont toujours installées dans la partie arrière du parc.

Conséquences du démantèlement partiel du camp: des réfugiés sont partis dans des familles d'accueil, mais quelques-uns sont retournés cette nuit au parc Maximilien aux côtés des sans-papiers, faute de solution alternative. Par ailleurs, plusieurs dizaines de personnes ont dormi dans des grandes tentes installées juste devant le bâtiment WTC III... Cinq tentes dressées jeudi par la plate-forme citoyenne qui a soutenu les réfugiés ces dernières semaines. Des tentes pleines à craquer. Plusieurs personnes ont d'ailleurs dû dormir à même le sol, dans le froid et l'humidité.

Enfin, une partie des réfugiés ont pu rejoindre les personnes déjà hébergées dans la structure de pré-accueil située dans le bâtiment WTC III. Au total, 340 personnes disposant d'une autorisation d'accès à ce local y ont dormi cette nuit. "160 places sont donc restées libres", explique La Croix-Rouge. "Le problème, ce n'est du tout pas le manque de places, comme certains voudraient le faire croire. D'autant que la capacité va être renforcée prochainement. Mais nous ne pouvons accepter que les personnes qui ont reçu l'autorisation d'accès au WTC-3. Ce document est délivré par l'Office des Étrangers", précise La Croix Rouge. Or, rappelons-le, le Fédéral n'a pas encore dégagé d'effectifs supplémentaires pour permettre à l'Office d'accélérer le traitement des demandes d'asile. 

En face du Parc Maximilien, ce matin, une longue file s'est à nouveau formée devant l'Office des Etrangers. Des bénévoles leur ont donné un petit déjeuner et un peu de réconfort. Alors que dans le Parc les ouvriers de la Ville nettoyaient le site, des sans papiers et des réfugiés s'interrogeaient sur leur sort.  "Je ne sais pas combien de temps nous allons pouvoir rester", nous dit un jeune homme égyptien. "Mais je resterai dans le parc Maximilien ou dans ses environs pour pouvoir refaire la file tôt le matin devant l'Office des Étrangers".

On l'a compris, la situation reste préoccupante pour de nombreuses personnes qui ne souhaitent qu'une chose: "vivre normalement et avec dignité", conclut un autre réfugié africain.   

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK