Cambio, la voiture partagée, souffle ses 15 bougies et affirme son utilité

C'était en 2002, à Namur: la première voiture partagée de la société Cambio était lancée. Un an plus tard, c'était au tour de Bruxelles et puis, en 2004, de la Flandre de s'y mettre. Aujourd'hui, 15 ans plus tard, on dénombre 26.753 clients et 410 stations de retrait de véhicules en Belgique.

Une belle histoire

Une succes story et surtout la réponse à une réelle demande. L'objectif était et reste le désengorgement des centres villes. Aujourd'hui, les dirigeants de Cambio estiment qu'un véhicule partagé remplace 13 véhicules privés. L'équation est simple: plus il y aura de véhicules partagés, moins il y aura de voitures en ville.  Alors la volonté est que leur nombre soit toujours en augmentation tout comme le nombre d'utilisateurs bien entendu.  

En Wallonie, le groupe TEC est partenaire de Cambio. La voiture partagée est un prolongement efficace du transport en commun selon les dirigeants de la société de bus wallons. Les transports en commun emmènent le client vers des destinations fixes, la voiture partagée permet de poursuivre le trajet vers les destinations personnalisées. voilà pourquoi les stations Cambio se situent souvent à proximité des arrêts TEC les plus fréquentés.

En 2004, il abandonne sa voiture pour Cambio

Jean-Claude Grimonprez est utilisateur de Cambio. En 2004 il s'est séparé de sa dernière voiture et a décidé de ne plus en acheter. Il se rend trois à quatre fois par mois en ville en bus, à Namur, afin de prendre possession de la voiture partagée qu'il a préalablement réservée, deux trois jours à l'avance. Cela lui permet de faire ses courses principalement mais aussi d'aller rendre visite à la famille et aux amis. Ses déplacements en auto lui coûtent 120€ tout au plus par mois pour parcourir 150 à 200 km. Bien entendu, pas question de parcourir 30.000 km par an à ce tarif mais pour les quelques 3000 km maximum qu'il réalise tous les ans, il est largement gagnant.

Des clients différents à Bruxelles et en Wallonie

Plus largement, la direction de Cambio constate que plus le tissu urbain est dense, plus il y a d'utilisateurs de Cambio mais moins souvent ils s'en servent. Ainsi, à Bruxelles, il y a 12 529 clients et 435 véhicules disponibles dans 144 stations. Mais les utilisateurs bruxellois se limitent à une ou deux réservations par mois pour de très courts trajets. En Wallonie, il y a moins de 2000 clients sur les 11 villes desservies. 95 véhicules sont disponibles sur les 51 stations. Mais si l'utilisateur wallon est moins nombreux, il fera appel à Cambio 5,6 voire 7 fois par mois pour des trajets nettement plus longs. Cette différence de comportement est sans doute liée au tissu urbain et aux niveau de développement des transports en commun. Mais quoi qu'il en soit, c'est en premier lieu pour faire les courses qu'on fait appel à Cambio.

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