Bruxelles: Villo!, entre stations combles et stations vides

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Les Villos font un tabac. Plus de 6000 abonnés, 300 000 utilisations et, selon les estimations, 240 000 tonnes de CO2 économisées à ce jour. Positif, donc. Mais dans les faits, le service connaît des ratés, notamment en ce qui concerne le réassortiment des stations.

Un utilisateur de Villo, ce vélo en libre-service, tente de garer son vélo dans une station du centre ville. A la Bourse, plus de place ; Dansaert, complet ; Quai du Commerce aussi. Pareil pour la Porte de Flandres, le Jardin aux Fleurs, Anneessens, et même Lemonnier. Il devra finalement se rendre dans une station d'Anderlecht pour pouvoir s'en débarrasser.

Ceci n'est pas une fiction, c'est un cas vécu. L'exemple remonte au week-end dernier, mais il n'est pas une exception. La firme responsable JC Decaux, affirme pourtant réguler les stations. "Il y a des équipes de régulation qui vont globalement retirer les vélos où il y en a trop pour les mettre là où il n'y en a pas assez, explique Jerôme Blanchevoye, directeur financier chez JC Decaux. Et on constate très clairement un flux du haut de la ville vers le bas de la ville."

Quatre équipes tournent pendant la journée, deux le matin et deux l'après-midi. Apparemment, ce n'est pas suffisant. JC Decaux explique que le nombre d'utilisateurs Villo s'est accru, que le système rencontre un succès grandissant et que des adaptations doivent avoir lieu. Des stations vont, par exemple, être agrandies en septembre. "Ce que l'on va faire, à la rentrée aussi, c'est mettre une borne dans l'écran de la station, précise Jerôme Blanchevoye. Vous aurez une carte interactive qui vous situera, géographiquement par rapport à l'endroit où vous vous trouvez, les stations voisines, avec les disponibilités de vélos ou de place."

Ce ne sera pas un luxe pour un système qui a tout de même un an et trois mois de service.

 

B. Boulet - N. Nahjari

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