Bruxelles-ville: un employé musulman jugé trop extrémiste licencié

Bruxelles-ville: un employé musulman jugé trop extrémiste licencié
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Bruxelles-ville: un employé musulman jugé trop extrémiste licencié - © Tous droits réservés

Religion et emploi sont-ils parfois incompatibles ? Un employé de la ville de Bruxelles a été licencié. Sa foi musulmane l'a poussé à plusieurs reprises à des comportements que la Ville a jugés inacceptables. Dernier fait en date: il a refusé de serrer la main d'une échevine car c'était une femme.

Cet employé est un Belge converti à l'islam, ce qui, selon lui, l'empêche de serrer les mains des femmes en général, et de sa chef de service en particulier. Ou récemment de serrer la main de son échevine de tutelle Karine Lalieux (PS).

L'employé, huissier de son état, aurait aussi refusé de porter l'uniforme des musées - obligation contractuelle - et de servir de l'alcool aux invités. Il aurait aussi fait du prosélytisme auprès de ses jeunes collègues.

L'employé a été convoqué. Comme il ne comptait pas changer de comportement, le conseil communal de Bruxelles-ville a décidé, à huis clos et à une large majorité, de le licencier: il y a rupture de confiance, estime le conseil.

"Il fallait rappeler les valeurs de confiance, de neutralité et en même temps rappeler que la toute grande majorité de nos travailleurs respecte ces valeurs et qu'il ne faudrait pas stigmatiser des travailleurs de par leur physique, leur origine ou leurs croyances", dit Karine Lalieux.

Invité en plateau du JT 13 heures, l'échevin PS du personnel de la ville de Bruxelles Philippe Close ajoute: "Il s'agit d'un fait isolé d'un individu isolé, mais c'est aussi un acte qui manquait de politesse et de savoir vivre (...) Ca n'a rien à voir avec les convictions religieuses. (...) La religion est sans doute dévoyée, ici. Il y a le principe de neutralité qui est essentiel dans une administration".

RTBF

 

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