Bruxelles-ville tente de lutter contre le gaspillage des denrées alimentaires

Pratiquement, lorsque les 30 grands magasins du territoire de la ville de Bruxelles voudront renouveler leur permis d'environnement (tous les 15 ans), ils devront rendre des comptes sur leur manière de gérer les invendus alimentaires. « D’un côté, on jette plein de denrées alimentaires qui sont encore consommables ; de l’autre, on a des gens qui ont encore faim, déclare Ahmed El Ktibi (échevin de l'Environnement). On essaie donc d’encourager, de sensibiliser. »

Encourager, c'est bien là la limite du texte communal. La motion n'a pas de pouvoir contraignant. « C’est effectivement la limite de la disposition, admet l’une des initiatrices du texte, Marie Nagy (conseillère communale de l'opposition Ecolo). Le permis sera délivré mais il y aura une clause dans laquelle elle devra expliciter de quelle manière ces invendus sont traités. »

Autrement dit, il n’y aura pas d’obligation. « Il est difficile pour la commune de contraindre une enseigne à le faire. C’est une disposition applicable par la Région. Maintenant, je pense qu’il y a quand même une volonté politique – au niveau régional et communal – pour faire aboutir la question », rajoute Marie Nagy.

Le texte, adopté à la quasi-unanimité (avec des abstentions du FDF et de la N-VA), restera-t-il un recueil de bonnes intentions sans le moindre effet? Réponse dans un an, lors de son évaluation.

Barbara Boulet

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