Bruxelles: une taxe vise... chaque personne qui danse en ville

Le bar Le Bonnefooi a reçu la visite d’un inspecteur la semaine dernière…
Le bar Le Bonnefooi a reçu la visite d’un inspecteur la semaine dernière… - © Flickr – Thomas Hagens

La ville de Bruxelles taxe les "parties de danse"  à raison de 40 centimes pour chaque personne qui danse, une taxe qui remonte aux années 50 et réactivée pour 2015 et 2016. Un bar du centre-ville a reçu la visite d'un inspecteur la semaine passée, explique le site d'info Bruzz . C'est le Bonnefooi, un bar connu pour son ambiance nocturne. Il se voit réclamer 40 centimes par personne "assistant ou participant" à une partie de danse.

Le responsable de l'établissement a cru d'abord à une blague mais renseignements pris, la taxe existe bel et bien: le texte est constable ici.

L'échevin des Finances Philippe Close (PS) précise sur Facebook que 38 établissements s'acquittent de cette taxe qui rapporte en moyenne 160 euros par mois par établissement. Il ajoute que "le Bonnefooi, qui est plus qu'un simple café comme nous le savons tous (il suffit de faire un tour sur leur site), n'a jamais pris la peine de payer cette taxe."

"Les inspecteurs de l'administration fiscale communale qui passent tous les mois dans la rue des Pierres, ont constaté qu'ils y avaient des personnes dansant dans l'établissement. Ils ont donc appliqué le règlement, ce qui est le la loi. Nul n'est censé ignorer la loi. Nous sommes pour l'égalité de traitement : 38 autres établissements de même nature que le Bonnefooi sont soumis à cette taxe, il ne serait pas juste que ceux-ci la payent et que le Bonnefooi en soit exempté."

La Ville se justifie en expliquant que la danse génère des dépenses supplémentaires en termes de sécurité, de tranquillité et d'ordre public. Il faut donc les compenser par une taxe.

Certes, 40 centimes par danseur, ce n'est peut-être pas énorme mais quand même… Au Bonnefooi, en tout cas, on a choisi de réagir avec humour. Alors, désormais, sur la porte, il y a une petite affiche qui signale "Ici, la danse est interdite". 

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