Bruxelles : une asbl veut redorer le blason du chicon

Arnout Vandamme a lancé son projet Chicon en ville il y a deux ans.
Arnout Vandamme a lancé son projet Chicon en ville il y a deux ans. - © Jérôme Durant - RTBF

Le Belge est le plus gros consommateur de chicons au monde. Il en mangerait huit kilos par an. Rien d’étonnant à cela quand on sait que ce légume est né à Bruxelles au 19ème siècle. Longtemps, les Bruxellois l'ont cultivé dans leur cave. Mais l'habitude s'est perdue au fil des décennies.

L’asbl Chicon en ville cherche aujourd'hui à relancer cette culture en milieu urbain. "Quand j’étais petit et que je rendais visite à mon grand-père qui habitait dans les Marolles, je me souviens très bien de ces bacs et de ces chicons chez lui." explique Arnout Vandamme. L’objectif de l’initiateur de ce projet est donc de transmettre le plus possible un savoir-faire à la portée de tous.

Un peu de terre dans un seau ou une bouteille en plastique, un peu d'eau, aucune lumière, un lieu à moins de 20 degrés, et le tour est joué au bout de 4 semaines : "ce n’est vraiment pas très difficile et c’est hyper bon", résume Arnout Vandamme. 

Cultiver ses chicons à la maison

Ses élèves d’un jour acquiescent avec entrain. "On a réussi à faire pousser ça chez nous. Dans une armoire, en dessous de l’évier, où on trouve de la place en fait ", s’enthousiasme Cristina. "On habite dans un appartement. On a déjà fait plusieurs tentatives sur la terrasse avec des herbes et ce genre de choses, mais ça n’a jamais été très concluant. Là par contre, c’est super concluant." Et pour finir de convaincre son auditoire de la rentabilité de la culture de chicon, Arnout Vandamme dévoile un bac d'à peine un demi m² : "un tout petit bac, mais on en est à 80 ou 90 chicons hein!"

Que ce soient des ateliers de plantation ou de cuisine, l'asbl Chicon en ville propose une vingtaine de rendez vous sur la saison, qui s'étend d'octobre à mars.

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