Bruxelles : un suspect sous mandat d'arrêt dans le cadre d'un trafic de prostituées

La police a procédé mardi dernier à deux nouvelles perquisitions à Forest et Saint-Gilles dans le cadre d'une enquête sur un trafic de jeunes femmes sud-américaines dans le milieu de la prostitution privée ouverte, a indiqué mardi le parquet de Bruxelles. A l'issue de celles-ci, deux individus ont été auditionnés. L'un d'eux a été placé sous mandat d'arrêt par un juge d'instruction.

Ces nouvelles perquisitions ont notamment permis de saisir deux GSM et leurs cartes SIM. 

C'est la zone de police de Bruxelles-Nord (Evere, Schaerbeek et Saint-Josse-ten-Noode) qui avait ouvert l'enquête en novembre dernier. Elle suspectait qu'un trafic avait cours dans le milieu sud-américain au moyen d'annonces sur internet et de rendez-vous dans des appartements et hôtels. 

Deux réseaux originaires de Colombie et du Brésil

L'enquête a permis de découvrir deux réseaux originaires de la Colombie et du Brésil, qui alimentaient la prostitution en Belgique mais aussi dans d'autres pays européens. "Ces associations de malfaiteurs semblent organiser la prostitution des jeunes femmes auprès de clients trouvés via des annonces en ligne", a expliqué la police de Bruxelles-Nord dans le communiqué. "Les prostituées doivent en retour remettre une partie de leurs gains et payer un loyer à l'organisation". 

Les 28 et 29 avril, la police de Bruxelles-Nord avait déjà exécuté 16 perquisitions, en région bruxelloise et dans le Brabant wallon. Les policiers avaient saisi plus de 25.000 euros en billets, deux véhicules, des vêtements et chaussures de luxe, six laptops, un iPad ainsi que des dizaines de GSM et de cartes SIM.

Cette première vague de perquisitions avait mené à l'interpellation de 12 suspects, dont trois ont été placés sous mandat d'arrêt par le juge d'instruction. Par ailleurs, sept victimes des réseaux avaient alors été auditionnées.

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