Bruxelles : un nouveau bâtiment pour loger les sans-abris pendant les nuits d'hiver

Avec cette nouvelle structure, le CPAS devrait pouvoir loger 300 à 400 sans-abris pendant les mois les plus froids.
Avec cette nouvelle structure, le CPAS devrait pouvoir loger 300 à 400 sans-abris pendant les mois les plus froids. - © Belga

Les centres d'accueil sont saturés. C’est la raison pour laquelle le CPAS de Bruxelles-ville vient d'acheter un grand bâtiment, rue Royale, pour accueillir chaque nuit entre 300 et 400 personnes qui ne peuvent s’abriter. Ces lits temporaires sont annoncés pour le 01er novembre. L’échéance s’annonce déjà serrée.

Etterbeek, Schaerbeek et Forest. Dans ces trois communes, l'an dernier, le Samu social de la ville de Bruxelles avait installé des lits d'appoint, pour éviter à 350 sans-abris de dormir dehors en hiver.

Cette année, aucun de ces trois bâtiments n'est libre, ils sont soit vendus ou loués. Le CPAS de Bruxelles-ville a donc du chercher une alternative et a tenté d'acheter un bâtiment, porte d'Anderlecht, près de la gare du Midi. Mais c’est un coup dans l'eau : le vendeur, conscient de l'enjeu et de l'urgence, a soudain monté le prix. Le CPAS a renoncé. La vente a capoté au tout dernier moment, il y a quelques semaines à peine.

Le CPAS est reparti de zéro, a trouvé in extremis un autre bâtiment à acheter: huit étages en face de la tour des Finances, rue Royale. De quoi accueillir des services du CPAS et du Samu social, et plusieurs centaines de lits. La vente est à peine conclue et pourtant l'échéance du 01er novembre est maintenue pour ouvrir ces places. L'emménagement se fera donc au pas de course.

Ce n'est qu'après la visite des pompiers que sera fixé le nombre exact de SDF qui pourront être hébergés la nuit : entre 300 et 400, espère le CPAS.

Une réflexion sur le fond

Parallèlement à ces négociations pour créer des places, le CPAS de Bruxelles-ville tente une négociation politique sur le fond: pourquoi devrait-il prendre en charge la plupart des sans-abris de la région? Et pourquoi devrait-il aussi accueillir tous les exclus de Fedasil, censés être hébergés par le fédéral?

Le CPAS installe ses lits d'urgence, mais tout en affirmant que ce n'est qu'un remède immédiat, et qu'il n'est plus tenable d'assumer seul, plus longtemps, cette affluence de sans-toits.

 

Myriam Baele

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