Bruxelles: un infirmier pédophile écope de 4 ans de prison

Le palais de justice de Bruxelles.
Le palais de justice de Bruxelles. - © Flickr - isamiga76

Un infirmier en santé mentale et psychiatrique de 55 ans, originaire de Asse, a été condamné mercredi par la cour d'appel de Bruxelles à une peine de quatre ans de prison assortie d'une mise à disposition du tribunal de l'application des peines (TAP) pendant dix ans. Il s'agit d'une peine plus légère que celle de 7 ans infligée par le tribunal correctionnel. En revanche, la mise à disposition du TAP est plus longue. Le tribunal correctionnel avait ordonné 5 ans pour cet infirmier pédophile.

Le quinquagénaire a été reconnu coupable d'abus sexuels sur des enfants en Belgique, au Portugal, en Pologne et au Brésil et de réalisation, possession et diffusion de matériel pédopornographique.

L'homme était apparu dans le viseur de la justice quand il a été interpellé en 2006 au Brésil pour réalisation de pornographie infantile. Grâce à un avocat local, l'homme avait réussi à corrompre les personnes nécessaires et s'en était sorti pour 7500 euros. Le parquet de Bruxelles avait ouvert une enquête en mars 2010.

Un an plus tard, il y avait suffisamment d'éléments pour placer le prévenu sous mandat d'arrêt pour possession et réalisation de matériel pédopornographique et attentat à la pudeur sur mineurs. Les enquêteurs avaient aussi saisi du matériel informatique. Après avoir décodé tous les systèmes de sécurité, ils ont découvert que Marc V. (l’infirmier en question) possédait dix millions de fichiers de pornographie infantile. De nombreux films et photos le mettaient en scène en train d'abuser de ses victimes. Les enquêteurs ont également trouvé des récits pédophiles écrits par le prévenu.

L’homme avait déjà été condamné pour des faits similaires et suivi plusieurs thérapies. Mais celles-ci n'ont débouché sur aucun résultat, a estimé la cour d'appel. "Le suspect continue de penser que ce sont les lois et les normes de société régissant les rapports sexuels avec des mineurs d'âge qui doivent évoluer et non sa propre personne".

Le prévenu s'est par ailleurs vu infliger une interdiction de 30 ans d'exercer une profession ou une activité bénévole via laquelle il serait en contact avec des mineurs d'âge.

Le quinquagénaire était également poursuivi par le parquet de Bruxelles pour traite d'êtres humains, mais il a été acquitté tant par le tribunal correctionnel que par la cour d'appel.

Belga

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