Bruxelles : trop d'enfants non néerlandophones dans les écoles de la périphérie ?

Certains députés flamands estiment qu'il y a trop d'enfants non néerlandophones dans les écoles de la périphérie bruxelloise.
Certains députés flamands estiment qu'il y a trop d'enfants non néerlandophones dans les écoles de la périphérie bruxelloise. - © Flickr - JobyOne

C'est l'avis en tous les cas de certains députés flamands. Ceux-ci estiment en effet qu'il y a trop d'enfants non néerlandophones dans les écoles de la périphérie bruxelloise. Selon eux, le problème de manque de places dans les écoles à Bruxelles est en train de déborder en région flamande.

Ces députés flamands redoutent en effet que les néerlandophones ne trouvent plus de place dans les écoles de la périphérie. Et qu’à terme, la qualité de l'enseignement en souffre.

Ces députés souhaitent donc que la priorité soit donnée aux élèves néerlandophones dans ces écoles de la périphérie. C'est déjà le cas à Bruxelles, dans les écoles de la communauté flamande, 55% des places sont réservées pour des élèves néerlandophones.

Va-t-on voir un jour ce quota appliqué dans les écoles flamandes de la périphérie ? Pascal Smet, ministre flamand de l'Enseignement s'y oppose. ''A Bruxelles, il y a deux grands opérateurs. La Communauté française et la Communauté flamande. Par conséquent, il y a un choix. Là, c’est logique qu’à Bruxelles, les néerlandophones trouvent une place dans l’enseignement néerlandophone. Seulement, en région flamande, il y a uniquement l’enseignement organisé par la Communauté flamande. Donc, les élèves n’ont pas le choix. Les écoles ont l’obligation de les inscrire. On doit être même content que ces enfants aillent dans les écoles néerlandophones puisque c’est la meilleure manière pour eux d’apprendre le néerlandais et de s’intégrer. Il y a aussi un nombre important d’élèves qui habitent dans la périphérie qui vont suivre l’école à Bruxelles. Il y a donc un mouvement dans les deux directions.''

Le ministre insiste : la Communauté flamande à l'obligation d'offrir un enseignement à tous les enfants, quelle que soit leur langue.

Pierre Vandenbulcke et Baptiste Hupin

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