Bruxelles s'interroge: faut-il continuer à subsidier Inter-Environnement ?

Ce n'est pas une grosse subvention (80 000 euros) mais son octroi à Inter-Environnement Bruxelles (IEB) fait débat au sein du gouvernement. La somme concerne des missions liées à la mobilité. Le point figure à l'ordre du jour du conseil des ministres depuis le 3 mai. Manifestement, quelque chose coince. D'autant que le BRAL, le pendant flamand d'IEB, a reçu la subvention du cabinet du secrétaire d'Etat à la Mobilité, Bruno De Lille.

IEB serait-il trop critique à l'égard de certaines options politiques du gouvernement bruxellois? Un membre du gouvernement crache le morceau, sous couvert de l'anonymat. Pas de problème qu'IEB joue son rôle de groupe de pression et donne son avis - même critique - lors des procédures de consultation de la population à l'occasion de grands projets urbanistiques. Par contre, quand l'association introduit régulièrement des recours en annulation contre des décisions régionales, avec l'argent de la Région, la pilule ne passe pas.

C'est clairement la limite de l'exercice démocratique entre l'exécutif et le milieu associatif : il ne faut pas pousser le bouchon trop loin, au risque d'un retour de manivelle. Priver Inter-Environnement d'oxygène à une semaine des élections s'avère un pari risqué : rappelons-le, Inter-Environnement fédère la plupart des comités de quartier de la région bruxelloise. Cela fait du monde.

Philippe Carlot

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