Bruxelles: quel avenir pour le Musée de l'Armée?

le Musée royal de l'Armée et d'Histoire militaire de renommée internationale,propose de parcourir dix siècles d'art et d'histoire militaire, des armures aux avions et des chars aux uniformes.
le Musée royal de l'Armée et d'Histoire militaire de renommée internationale,propose de parcourir dix siècles d'art et d'histoire militaire, des armures aux avions et des chars aux uniformes. - © Tous droits réservés

Le gouvernement a un plan pour l'avenir du Musée royal de l'Armée et d'Histoire militaire. Le personnel du musée installé au cinquantenaire en a été informé aujourd'hui. Direction et syndicats n’ont pas le même regard sur le projet.

Un désengagement de l’Etat

Il faut rationaliser, il faut mutualiser, l'idée est donc de fusionner sous un même label tout ce qui concerne la mémoire militaire : Breendonck, le Musée de l'Armée, les boyaux de la mort, et les archives des vétérans. D'ici 2030 il n'y a aurait plus de militaires dans les musées militaires, l'Etat se désengagerait en créant une société anonyme avec son propre conseil d’administration.

Positif pour la direction

Christine Van Heverbroek, directrice ad intérim du musée y voit une belle opportunité: "Si ce plan nous permet d’avoir une plus grande autonomie, d’avoir une meilleure visibilité, parce qu’il y aura des synergies avec d’autres acteurs, et que cela ouvrira peut-être la porte à d’autres investissements, pour nous c’est positif."

Le syndicat craint le démantèlement

Le syndicat CGSP de son côté, craint un démantèlement progressif des collections, car il n'y a pas de promesse ferme selon lui, de laisser l'armée et l'état propriétaires de ce passé.

De plus, comme l’explique Patrick Dessy, représentant CGSP: "Les promesses faites n’engagent que ceux qui vont bien vouloir y croire. On nous dit que le personnel n’a rien à craindre, hors à l’horizon 2030 il n’y aurait plus de militaires dans les musées, on dit aussi qu’il pourrait y avoir des transferts avec un statut correspondant et une garantie des revenus, donc, les gens se sentent assez rassurés. Le problème réside plutôt dans le principe de fonctionnement. Un système de sociétés anonymes. On va régionaliser et transférer les richesses de ce musée vers les différentes communes du pays, on sait que Coxyde est demandeur des avions qui se trouvent dans le Musée royal, Brasshaat de son côté est intéressé par les collections d’artilleries, personne n’a l’air de se soucier de la mémoire du patrimoine historique. "

On peut craindre en effet qu’il n’y ait plus de gestion scientifique mais que chaque clocher veuille de son petit musée, en se servant dans les belles collections laissées depuis longtemps à l’abandon.

Cependant, les choses avancent vite, il est question d'une mise en place du plan pour le 1er janvier 2017.

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