Bruxelles: manifestation des étudiants vétérinaire au Conseil des recteurs

Bruxelles: manifestation des étudiants en médecine vétérinaire au Conseil des recteurs
Bruxelles: manifestation des étudiants en médecine vétérinaire au Conseil des recteurs - © Tous droits réservés

Une cinquantaine d'étudiants et professeurs en médecine vétérinaire à l'Université de Liège (ULg) se sont rassemblés mardi matin devant le FNRS (Fonds de la Recherche Scientifique) à Bruxelles, où se déroule le Conseil des recteurs francophones en présence du ministre francophone de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt.

Un cercueil a été déposé pour illustrer "l'enterrement de la qualité de la formation pratique". Les recteurs Didier Viviers (ULB), Vincent Blondel (UCL), Yves Poulet (UNamur) et Albert Corhay (ULg) sont sortis pour entendre les revendications des manifestants. Ils ont assuré que malgré leur agenda, qui contient déjà les quotas en médecine humaine et le refinancement de l'enseignement, ils ajouteront ce point à l'ordre du jour.

"Nous semblons comprendre qu'il serait préférable de postposer la décision d'un an pour la décaler par rapport à la décision en médecine humaine, parce que ces limitations ne plaisent pas sur le plan philosophique", déplore Marc Balligand président du département clinique des animaux de compagnie et équidés.

Le professeur relève que le nombre des étudiants en médecine humaine sera limité alors qu'il n'y a pas assez de médecins formés par rapport aux besoins. Environ 250 à 300 vétérinaires sont diplômés chaque année pour une demande à Bruxelles et en Wallonie de 50 à 60 unités. Avec 80 équivalents temps plein, la faculté de médecine vétérinaire de l'Ulg doit au maximum s'occuper de 800 étudiants, contre 1.300 à 1.400 aujourd'hui. La limitation est demandée, non dans une démarche élitiste, mais pour préserver la qualité de la formation pratique.

"Le savoir-faire ne s'apprend pas en amphithéâtre", souligne M. Balligand. "Il y a un gros problème de sécurité à mettre plus d'une dizaine d'étudiants autour d'un animal".

Ces questions de sécurité ont trait tant aux animaux exposés à une charge bactérienne plus importante, notamment dans les salles d'opération, qu'aux étudiants étant donné que ce surnombre est stressant pour un animal malade qui est plus susceptible d'avoir des réactions défensives.

Belga

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