Bruxelles: les fauconneaux de la cathédrale pointent le bout du bec

Un couple de faucons pèlerins niche au sommet de la cathédrale.
Un couple de faucons pèlerins niche au sommet de la cathédrale. - © DR

La famille de faucons pèlerins qui niche à la cathédrale Saint-Michel va très bientôt s'agrandir. Couvés depuis un gros mois par la femelle et le mâle, les quatre œufs sont en train d'éclore. Les ornithologues, qu’ils soient confirmés ou en herbe, peuvent assister au spectacle grâce à des caméras installées dans le nid.

"On entend les pépiements. Le premier bout de bec a transpercé la coquille, nous confirme avec un brin d’excitation dans la voix Didier Vangeluwe, ornithologue à l'Institut des Sciences naturelles et en charge du projet. C’est un processus qui prend plusieurs heures, voire plusieurs jours. Mais voilà, c’est une nouvelle génération de faucons pèlerins qui apparait à Bruxelles."

Une fois sortis de leur coquille, les quatre fauconneaux devront encore compter sur leurs parents durant six semaines. "Quand ils sortent, ils sont encore tous mouillés. Les parents doivent les garder au chaud, détaille Didier Vangeluwe. Puis rapidement, ils vont les nourrir, becquée par becquée. Petit à petit, au fil du cycle d’élevage, ils leur apporteront des proies de plus en plus grosses, jusqu’au moment où les fauconneaux devront apprendre eux-mêmes à chasser."

Une habitude depuis 2004

Pour ceux qui voudraient suivre les premiers jours de ces fauconneaux, un poste d’observation est installé, du mardi au dimanche, au pied de la cathédrale. Il attire chaque année près de 20 000 personnes. Des images du nid sont également diffusées en direct 24h/24, sur www.fauconspelerins.be.

C’est le onzième printemps consécutif qu’un couple de faucons pèlerins installe son nid au sommet de la cathédrale. L’évènement est d’autant plus remarquable que l’espèce, longtemps disparue de Belgique, n’y est réapparue qu’il y a 25 ans. "Et maintenant, se réjouit Didier Vangeluwe, on peut observer nicher, au milieu d’une cité d’un million d’habitants, l’oiseau le plus rapide au monde : il est capable de piquer sur une proie à près de 400 km/h".

Jérôme Durant, Pierre Vandenbulcke

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