Bruxelles: les étudiants en médecine craignent l'instauration d'un examen d'entrée

Manifestation des étudiants devant le siège du MR
Manifestation des étudiants devant le siège du MR - © Rtbf - B. Cleeren

Le sénateur MR Jacques Brotchi prévoit l’instauration d’un examen d’entrée en médecine dans sa proposition de décret à la Communauté française. Mercredi, des étudiants ont manifesté leur désaccord devant le siège du MR.

A côté de la mise en place d’un examen d’entrée pour les facultés de médecine, la proposition du sénateur Jacques Brotchi (MR) comprend aussi une année préparatoire pour ceux qui le rateraient. Mercredi, devant le siège du MR, une centaine d'étudiants énervés ont fait savoir que, pour eux, c'était hors de question.

Parmi eux, les étudiants de l'ULB étaient bien représentés : "C’est une solution à court terme, parce que le nombre de consultations va augmenter dans le futur avec le vieillissement de la population, explique Anatole. Et donc prendre de moins en moins de médecins – déjà nos internes font un nombre d’heures insupportables -, ce ne sera pas tenable." Une étudiante française poursuit : "Je suis en première année de médecine et je suis venue ici pour éviter la compétition qu’il y a en France, qui est assez terrible et qui met une très mauvaise ambiance. Je suis là pour soutenir tous ceux qui demandent une égalité des chances. Mais je pense que, au niveau de l’égalité des chances, le vrai problème en Belgique se situe dans le secondaire. S’il y avait une égalité entre les écoles, ce concours ne serait plus un problème à l’entrée." Une autre étudiante précise : "Vu qu’il y a quand même d’assez grandes différences de niveaux entre les écoles secondaires à Bruxelles, je pense que ce ne serait que les personnes venant de mauvaises écoles qui se retrouveraient dans ces années préparatoires, alors que tout le monde a les capacités de réussir la première. Enfin on peut se remettre à niveau si on travaille, il n’est pas nécessaire de recaler ces élèves, c’est pourquoi je suis contre l’examen d’entrée."

Après avoir maculé la façade du MR avec des jets d'œufs, les manifestants sont allés au cabinet du ministre Marcourt (PS), responsable de l'enseignement supérieur, qui leur a renouvelé son opposition à toute forme de sélection.

Jean-Claude Marcourt a encore affirmé que les trois millions d'euros promis pour améliorer l'accueil et la qualité de l'enseignement en première année arriverait d'ici trois semaines.


B. Cleeren - N. Nahjari

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