Bruxelles: les députés veulent lutter plus efficacement contre le harcèlement sexiste dans l'espace public

Les députés bruxellois souhaitent que, dans l'espace public en général, et à la STIB en particulier, toutes les femmes puissent dire "non" à ces comportements qui créent de l'angoisse ou un sentiment d'insécurité chez les victimes (illustration).
Les députés bruxellois souhaitent que, dans l'espace public en général, et à la STIB en particulier, toutes les femmes puissent dire "non" à ces comportements qui créent de l'angoisse ou un sentiment d'insécurité chez les victimes (illustration). - © PxHere

98% des femmes auraient déjà vécu du sexisme dans l'espace public. Le sexisme qui peut s'exprimer à travers un regard déplacé, une réflexion malsaine...

Une loi de 2014 réprime déjà le sexisme dans l'espace public mais elle n'a débouché, jusqu'ici, que sur une seule condamnation. A Bruxelles, les députés régionaux ont voté lundi à l'unanimité une résolution pour aller beaucoup plus loin.

Que réclament les députés bruxellois?

Ils souhaitent que, dans l'espace public en général, et à la STIB en particulier, toutes les femmes puissent dire "non". Non à ces comportements qui créent de l'angoisse ou un sentiment d'insécurité chez les victimes.

Les députés souhaitent donc des campagnes pour expliquer comment réagir quand on est victime mais aussi quand on est témoin de comportements déplacés.

Les cas de harcèlement sexiste dans l'espace public ne donneraient lieu à une plainte que dans 3% des cas.

"Nous demandons qu'il y ait des campagnes permanentes d'affichage, qu'on puisse sensibiliser aussi les victimes quant au dépôt des plaintes et aux procédures à suivre", déclare Fatoumata Sidibé, députée bruxelloise.

Les députés voudraient aussi mieux cartographier les lieux problématiques, via par exemple l'application "Touche Pas A Ma Pote/Blijf van mijn lijf", (lancée par la secrétaire d'Etat bruxelloise à l’Égalité des chances, Bianca Debaets) qui répertorie les endroits où sont commises les agressions.

Ils entendent aussi lutter contre ces publicités qui véhiculent une image dégradante de la femme ou qui les réduisent à l'état d'objet.

Un texte en forme de déclaration d'intention mais qui a été voté ce lundi à l'unanimité. Il ne pourra donc être ignoré par la majorité qui sortira des urnes après les futures élections régionales.

Vews 01/08/2018

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