Bruxelles : les communes, CPAS et hôpitaux publics Iris en grève ce jeudi

Bruxelles : les communes, CPAS et hôpitaux publics Iris en grève ce jeudi
Bruxelles : les communes, CPAS et hôpitaux publics Iris en grève ce jeudi - © HERWIG VERGULT - BELGA

Un jeudi 8 novembre sous le signe des perturbations dans les 19 administrations communales bruxelloises, les CPAS de la capitale et les hôpitaux publics du réseau Iris. Sous le slogan "Trop de travail pour un salaire de misère", le front commun syndical CSC-CGSP-SLFP appelle à la grève et à une manifestation dans les rues de Bruxelles qui démarrera à 10h00 de la place Sainte-Catherine, manifestation au cours de laquelle un cahier de revendications sera déposé auprès du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale.

Qui fera grève?

Potentiellement, entre 40 et 45 000 travailleurs sont concernés par cet appel à la grève. Les syndicats ont mobilisé massivement, mais l'ampleur de la grève est difficilement estimable avant jeudi matin. Une certitude : il faut s'attendre à des perturbations au sein des 19 maisons communales, notamment au niveau des services population. Le même constat prévaut pour les services gérés par les 19 CPAS.

Le secteur hospitalier public est lui aussi concerné par cette grève. En tout, ce sont huit hôpitaux (Brugmann, Saint-Pierre, Hôpital des enfants, Institut Jules Bordet, ainsi que les 4 sites du réseau Iris Sud) qui pourraient fonctionner au ralenti, "avec une sorte de service minimum équivalent aux dimanche ou jours fériés", détaillent les syndicats.

Qui travaillera?

Outre le fait que tout le monde ne fera pas grève dans les structures publiques citées plus haut, l'enseignement communal n'est pas concerné par la mobilisation. A noter également que les maisons de repos et les crèches, en raison de leur public particulier, devraient être moins touchées par les perturbations, selon les syndicats.

Pourquoi une grève?

Premier constat syndical : les fonctionnaires communaux de la Région bruxelloise sont nettement moins bien lotis que leurs homologues wallons et flamands : "la différence est de l'ordre de 15 pourcents en moyenne", affirme Benoît Lambotte, secrétaire régional de la CSC - Services Publics.

Les syndicats dénoncent une surcharge de travail pour un "salaire de misère". Plus concrètement, ils exigent une augmentation de 10% de tous les barèmes et une hausse de certains salaires, "notamment dans les niveaux les plus bas" où les salaires sous les montants de référence ne permettent pas de "mener une existence conforme à la dignité humaine".

Ils réclament en outre une politique de statutarisation massive et une réduction collective du temps de travail, sans toucher au salaire. Les administrations visées devraient ainsi embaucher du personnel pour compenser.

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