Bruxelles: le tourne-à-droite pour les vélos n'a pas eu l'effet espéré

Depuis l'automne 2013, 200 panneaux de signalisation ont été installés à certains carrefours bruxellois.
Depuis l'automne 2013, 200 panneaux de signalisation ont été installés à certains carrefours bruxellois. - © DR

Depuis un peu plus d'un an, les cyclistes peuvent tourner à droite même si le feu est rouge. La mesure ne s'applique pas à tous les carrefours, il faut tout de même qu'un panneau les y autorise. L'idée, c'était de favoriser encore un peu plus l'usage du vélo en ville, mais l'instauration du tourne-à-droite ne semble pas avoir changé les habitudes des cyclistes. C'est du moins la conclusion d'une étude de l’IBSR. Le Ministre de la Mobilité formule alors une proposition.

Depuis l'automne 2013, 200 panneaux de signalisation ont été installés à certains carrefours bruxellois. Ils autorisent les cyclistes à tourner à droite ou à continuer tout droit en dépit d'un feu rouge.

La mesure est destinée à encourager la pratique du vélo en ville, sans nuire à la sécurité des piétons, qui restent prioritaires sur les passages protégés. L'IBSR (l'Institut belge pour la sécurité routière) a dressé un premier bilan de ces tourne-à-droite.

"Le comportement des cyclistes n’a pas fort changé avant ou après la pose des panneaux, explique Pascal Smet (ministre bruxellois de la Mobilité). Ceux qui brûlaient les feux avant le test continuent de tourner à droite au feu rouge. Tandis que ceux qui s’arrêtent n’utilisent que peu la possibilité qui leur est offerte."

Compte tenu de l'absence d'accidents entre cyclistes et piétons et de l'inflation de panneaux de signalisation dans l'espace public, Pascal Smet lance une nouvelle idée. "Pourquoi ne pas rendre le tourne-à-droite pour les vélos d’office possible et uniquement placer des interdictions là où cela n’est pas possible ?" A débattre prochainement, avec les premiers intéressés : les cyclistes et les piétons.

Philippe Carlot

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