"Le sixième sens" à Bruxelles : le sport pour redonner l'envie de vivre

Samir entraine les jeunes de son quartier, malgré l'accident qui aurait pu lui enlever l'"envie de vivre"
Samir entraine les jeunes de son quartier, malgré l'accident qui aurait pu lui enlever l'"envie de vivre" - © rtbf

Il y a quatorze ans, Samir était victime d'un grave accident de la route. Après plusieurs mois de coma, il a du renoncer à ses études d'éducation physique et à sa carrière de basketteur. Mais pas question pour autant de renoncer à la pratique sportive.

A 33 ans, Samir veut faire profiter d'autres "accidentés de la vie" de sa formidable envie de vivre. Son association propose désormais à d'autres jeunes, ayant subi un grave traumatisme, de pratiquer le para-badminton, la natation, la boxe ou le handi-basket. Une manière de les faire bouger et de les sortir de leur isolement. Une situation qu'il connait bien car lorsqu'il est lui-même sorti de l’hôpital , il y a 13 ans, rien n'était organisé pour des jeunes comme lui. Depuis cette époque, la véritable passion de Samir El Bidadi, reste le basket. C'est elle qui lui a redonner l'envie de vivre. Aujourd'hui encore, il fréquente encore presque tous les jours la salle du Palais du Midi, dans le centre de Bruxelles. "Ici, c'est un peu ma deuxième maison". Samir y entraine les jeunes du quartier. 

Le sixième sens

Son association, il l'a appelée "Le Sixième Sens", le sens qui donne envie de vivre, complète-t-il en rigolant. Ce nom est inspiré par la chanson de "Grand Corps Malade", le parrain de son association. Grand corps malade avait composé le "6ème sens", après avoir connu, lui-même, un accident de la vie.... La semaine dernière, l'engagement de Samir pour rendre l'espoir, a reçu un "diwan awards", un prix qui récompense des personnalités marquantes d'origine belgo marocaine.

Véronique Fievet

 

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