Bruxelles : le personnel de BRAVVO mènera une nouvelle action statique jeudi midi

Les syndicats ont adressé un courrier au bourgmestre Philippe Close et à l'échevine de la Jeunesse Faouzia Hariche.
Les syndicats ont adressé un courrier au bourgmestre Philippe Close et à l'échevine de la Jeunesse Faouzia Hariche. - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Le personnel de l'asbl de prévention BRAVVO, dépendant de la Ville de Bruxelles organisera demain/jeudi midi une nouvelle action statique de protestation pour faire valoir ses griefs concernant la gestion des ressources humaines au sein de celle-ci, que ce soit pendant ou en dehors du confinement. A la suite du dépôt d'un préavis d'actions, les travailleurs avaient déjà mené une action de ce type, jeudi dernier, non à la Grand Place où cela leur avait été interdit, mais devant la Bourse où ils pourraient se retrouver au même moment.

Selon les syndicats qui ont adressé au courrier dans ce sens au bourgmestre Philippe Close et à l'échevine de la Jeunesse Faouzia Hariche, la rencontre de lundi avec les autorités de la Ville n'a pas rassuré le personnel. Celui-ci a donné mandat, en assemblée générale, à ses représentants, de continuer les actions "jusqu'à ce que le management toxique s'arrête". Selon les délégués CNE et CGSP ALR, la première étape est de reconnaître publiquement le mal-être des travailleurs et travailleuses.

Dans ce conflit, c'est le licenciement récent de trois membres d'un effectif de quelque 300 travailleurs qui semble avoir mis le feu aux poudres d'un mécontentement qui ne date pas du début de la crise liée à la pandémie de coronavirus. En toile de fond de la tension au sein de l'asbl: le management "autoritaire" exercé par la direction depuis plusieurs années, sous la forme d'une "méfiance et de contrôles excessifs vis-à-vis des travailleurs, de pressions, de menaces, de refus de congés non justifiés, et d'incitations à la délation". Les syndicats dénoncent aussi un règlement de travail "lacunaire et obsolète".

La mise au chômage temporaire de 118 personnes

Dans le cadre de la crise liée à la pandémie de Covid-19, la mise au chômage temporaire de 118 personnes travaillant notamment au suivi d'un public fragilisé (éducateurs, travailleurs sociaux, criminologues, psychologues, animateurs, ...) a suscité une "totale incompréhension", selon le cahier de revendications du front commun syndical.

"Malgré nos multiples demandes d'actions concrètes au niveau du Conseil d'Administration de l'Asbl, nous n'avons reçu aucune réponse claire quant au changement de management. Nous ne visons évidemment pas les personnes mais bien le système mis en place. Le personnel est en souffrance depuis de nombreuses années ce qui a été corroboré par de multiples analyses de risques, audits et enquêtes externes", ont insisté mercredi les représentants du personnel dans le courrier adressé au bourgmestre et à l'échevine de la Jeunesse.

Ceux-ci ont également indiqué avoir peu goûté aux accusations d'instrumentalisation des syndicats par "des partis de l'opposition" lors du conseil communal de lundi dernier -ndlr: lundi soir Mme Hariche a visé nommément l'instrumentalisation de la délégation CNE par le PTB.

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