Bruxelles: le parcours d'accueil pour primo-arrivants prend forme

Bruxelles: le parcours d'intégration pour primo-arrivants prend forme
Bruxelles: le parcours d'intégration pour primo-arrivants prend forme - © Tous droits réservés

Le parlement bruxellois discute ce mardi du parcours d'accueil pour primo-arrivants. Il devrait entrer en vigueur début 2014. Il s'adresse aux étrangers hors-Union européenne qui séjournent dans la capitale depuis moins de 3 ans et qui disposent d'un titre de séjour de plus de 3 mois. L'objectif de ce parcours, c'est que personne n'échappe à une prise en charge pour s'intégrer dans la société bruxelloise. A l'instar de ce qui existe déjà en Flandre, certaines dispositions devraient être obligatoires.

Obligation de passer par un guichet unique d'information obligation de prendre des cours de français ou de néerlandais : c'est la nouvelle philosophie du parcours d'accueil qui à Bruxelles concerne 100 000 étrangers non-européens.

Philippe Sterck du cabinet du ministre-président Rudy Vervoort en dessine les contours : "Est-ce que la personne rencontre des difficultés en terme de logements ? En terme de santé par exemple ? Est-ce qu’il y a des problèmes au point de vue de scolarité des enfants ? Trouver des places dans les écoles, tout ça, c’est l’aspect social des choses. Qu’est-ce qu’on peut faire pour aider cette personne, qu’elle trouve le bon relais ? Deuxième élément quand on ne parle pas la langue de la région, c’est extrêmement difficile de pouvoir trouver sa place et de pouvoir accéder aux dispositifs".

Si l'obligation linguistique fait l'objet d'un accord au sein de la Cocof (la Commission communautaire française de la Région de Bruxelles-Capitale), l'accueil des étrangers étant une compétence communautaire, il faudra aussi un accord à la Cocom (la Commission communautaire commune). Et il faudra surtout que l'offre de cours soit équivalente à la demande.

Dominique Decoux, présidente du CPAS de Schaerbeek témoigne : "Nous avions dit au départ : si personne n’y vient, on pourra le rendre obligatoire. On n’a jamais dû le faire, parce qu’on a des listes d’attente des gens qui veulent suivre un module. Il n’y a plus de place, ils doivent attendre le suivant. C’est que les personnes, si on les met en condition de leur donner du sens à faire les chose qu’on leur propose, elles seront pratiquement toujours preneuses".

Le gouvernement bruxellois s'engage à injecter progressivement 30 millions d'euros. De l'argent bien nécessaire alors que 12 000 nouveaux primo-arrivants s'installent chaque année à Bruxelles.

Fabrice Gérard

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