Bruxelles: le financement de la maison africaine est compromis

Le financement de la maison africaine est compromis
Le financement de la maison africaine est compromis - © Maison africaine

Les compétences usurpées ce sont des missions actuellement financées par le fédéral mais qui devraient tomber à charge des régions. C'est en tout cas ce qui est prévu dans l'accord de gouvernement. Néanmoins l'état fédéral doit se serrer la ceinture, et les entités fédérées ne veulent pas financer ces nouvelles compétences. Dés lors une série de projets sont compromis. C'est le cas de la maison africaine à Ixelles.

La maison africaine existe depuis 50 ans, elle accueille 80 étudiants. Salim est en dernière année polytechnique. Sa réussite à l'ULB, il dit la devoir en partie à l'accueil reçu ici : "Les étudiants qui arrivent d'Afrique sont perturbés quand ils arrivent pour la première fois en Europe. Heureusement il y a le personnel de la maison africaine, qui connaît le fonctionnement de l'université, les inscriptions, les moyens de transport..."

Mais le financement de la maison africaine est compromis. 1/3 du budget provient de la coopération du développement, qui menace d'interrompre le financement. D'où les inquiétudes de son directeur Thierry van Pevenage : "La maison va se détricoter; sur le long terme on ne sait pas du tout ce qu'on va devenir."

Aux dernières nouvelles, c'est toujours le brouillard total. Le ministre fédéral du budget confime que ces transferts de compétences sont inscrits dans l'accord de gouvernement. Ils doivent donc avoir lieu. Par contre au cabinet du ministre régional bruxellois, on maintient que rien n'est prévu.

Véronique Fiévet

 

 

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