Bruxelles: la Région flamande veut remodeler le Ring Est et ses carrefours

Bruxelles: La Région flamande veut remodeler le Ring Est et ses carrefours
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Bruxelles: La Région flamande veut remodeler le Ring Est et ses carrefours - © Tous droits réservés

Le Carrefour Léonard, il s'invite souvent dans les infos routes du matin, en raison de ralentissements, d'embouteillages ou d'accidents. Alors, la région flamande a décidé de plancher sur des solutions. Elle veut remodeler cette partie du Ring. Depuis plusieurs semaines, la Werkvennootschap, une agence régionale chargée de réfléchir à une meilleure mobilité, va à la rencontre des citoyens concernés par le projet. Côté flamand, bruxellois mais aussi dans les communes à facilités. 

Le Ring, un voisin très gênant 

Sur une carte géante, le tronçon du Ring concerné et les points noirs identifiés, comme le Carrefour Léonard, les quatre bras de Tervuren, Groenendael. Et tout autour, des riverains du Ring qui viennent s'informer. La plupart vivent à Wezembeek-Oppem ou Crainhem. Ce sont des voisins du Ring, ils en subissent ses nuisances, sonores tout d'abord, "plus qu'un bourdonnement, parfois plus de 75 décibels pour certains", et puis les nuisances liées au trafic de contournement quand il y a des soucis sur le Ring: "Il y a dix jours, j'ai compté 700 voitures devant chez moi, dans un quartier résidentiel, il y avait un accident sur le Carrefour Léonard". Alors, pour la plupart, ils se réjouissent que quelqu'un prenne à bras le corps ces soucis de mobilité.

Remodeler le Ring Est et 4 grands points noirs 

L'Agence régionale pour la mobilité a repris une étude qui datait de 2005 et l'a retravaillée. Brigitte Lossy est la personne de contact de la Werkvennootschap: " On veut vraiment s'attaquer à ces problèmes de mobilité et trouver des solutions, des concepts, qui pourraient marcher". L'idée, c'est donc de revoir l'infrastructure routière, comme par exemple revoir les accès autour du Carrefour Léonard, réduire certaines bandes du côté de la Forêt de Soignes, la "reconnecter", elle que le Ring coupe en deux. Mais aussi encourager la mobilité douce: "Evidemment les transports en commun, les Park and Ride mais aussi les investissements dans les pistes cyclables, pour persuader les gens de laisser la voiture à la maison et prendre ces modes de transport pour se déplacer vers Bruxelles". 

Sonder des experts locaux 

Voilà pour le concept. L'Agence régionale pour la mobilité veut le frotter aux réalités. Et notamment avec ceux qui vivent à côté du Ring. "Ce sont des experts locaux, selon l'Agence, "on attend d'eux qu'ils nous fassent remonter leurs idées". Une manière aussi de trouver des alliés pour soutenir le projet. Cette riveraine a remis plusieurs notes hier soir, "Je suis très concernée par les nuisances et ça m'amuse de me dire qu'il y a moyen de faire avancer les choses. C'est très bien de demander l'avis de la population". D'autres restent dans le flou: " On n'a pas parlé de notre quartier... ", "On n'a pas évoque le timing des travaux, il reste de nombreuses questions".

Concertation avec les autres régions? 

Plusieurs personnes s'interrogent plus globalement sur la façon dont se pense le projet. Paul est membre d'un comité de quartier: "Ici je n'ai pas l'impression que les régions wallonne et bruxelloise aient été impliquées. Parce que l'on apprend que la région flamande travaille sur le Ring en vue de l'élargir [NDLR: Là, il s'agit du Ring-Nord]. Et la région bruxelloise, en fin de la E40, elle veut la rétrécir. Il faut peut-être se mettre d'accord, sinon ça va faire des collisions". 

Le ministre bruxellois de la mobilité Pascal Smet n'a pas souhaité réagir, étant donné que ce ne sont que les "prémices" du projet. 

D'autres réunions d'information sont prévues. Toutes le infos sur : https://www.werkenaandering.be/fr/homepage

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