Bruxelles: la Manneken Pis Corrida, le jogging post-festivités caritatif

Bruxelles: la Manneken Pis Corrida, le jogging post-festivités caritatif
Bruxelles: la Manneken Pis Corrida, le jogging post-festivités caritatif - © Tous droits réservés

Imaginez-vous, fin de journée, faire une petite foulée dans les Galeries de la Reine à Bruxelles, sur la place des Martyrs ou encore sur les pavés de la Grand-Place. La Manneken Pis Corrida se court ce jeudi soir dans tous ces lieux mythiques de Bruxelles.

C’est en quelque sorte aussi l’occasion d’éliminer les toxines après le réveillon de Noel. "Disons que les loisirs sont très consuméristes en cette période de l’année, où on mange beaucoup, où on boit beaucoup, où on achète un tas de trucs, mais on ne participe pas énormément et la Corrida est l’occasion de fêter Noël, mais en s’investissant au plan athlétique. C’était effectivement une idée qui prévalait quand on a lancé cette Corrida", explique Gilles Goetghebuer, rédacteur en chef du magazine Zatopek qui organise cet événement.

10ème édition

Mais quelle est la signification du nom de la course justement ? "En portugais, " corrida " veut dire course et on fait référence à une corrida, la toute première de l’histoire, qui s’est organisée à São Paulo au Brésil en 1925 et qui, à l’époque, partait le 31 décembre à minuit", explique-t-il. "C’était donc vraiment une façon de lancer l’année nouvelle. Puis, l’idée de cette corrida brésilienne a essaimé dans le monde, il y a des corridas partout actuellement, dans tous les pays. Il y en avait une hier à Eghezée, il y en a une autre demain à Ciney, à Visé, etc. Et ce soir c’est à Bruxelles. Ces corridas sont donc des courses qui s’organisent généralement entre Noël et Nouvel An, souvent en soirée, et si possible dans le décor le plus grandiose. Nous, on est servi à Bruxelles. C’est pour ça qu’on l’a intitulée " La plus belle corrida du monde ", en toute humilité, et ce sera floqué sur le maillot des participants. On l’a d’ailleurs mis en trois langues : " the best corrida van de wereld ". Et on a rajouté une expression bruxelloise : " non peut-être ". Ça fait donc en français : " la plus belle corrida du monde, non peut-être "."

Et il s’agit déjà de la dixième édition. "Et à l’occasion de cet anniversaire, la Ville nous a offert l’insigne honneur de pouvoir habiller le Manneken Pis. Vous savez, le Manneken Pis a 1034 habits et on lui offrira son 1035e habit, un habit de coureur, avec des petites chaussures, son petit maillot, son petit dossard et le Manneken Pis sera habillé à l’effigie de Emil Zatopek, qui est le grand champion tchécoslovaque qui a été inspirant lorsqu’on a lancé le magazine. On s’est donc dit qu’on allait prendre le nom du plus grand athlète de tous les temps, et c’est donc Emil Zatopek."

Récolter des fonds pour le centre Raphaël

Mais cette course ne sert pas uniquement à décrasser, elle est aussi caritative. a permet de récolter des fonds pour le centre Raphaël, qui est en fait le centre qui occupe l’ancienne église Sainte-Anne et qui accueille les personnes les plus défavorisées, notamment des migrants et des personnes dans un état de très grande précarité. La course réunit un euro par participant pour ce centre. Les dossards ont tous été vendus, donc la course est sold out, il y a 3000 participants, mais on peut bien sûr venir les applaudir. C’est quand même un spectacle assez impressionnant parce qu’on a un long serpent de coureurs, tous habillés de même, qui parcourent la capitale et il y a beaucoup d’animation musicale aussi sur le circuit. C’est donc vraiment un beau spectacle. Il y a une course, " la petite corrida ", qui part à 8 h 15, qui fait 4 km, et " la grande corrida " à 9 h sur 8 km."

Au total, les organisateurs s’attendent à 3000 personnes. Et la course à pied fait d’ailleurs de plus en plus d’adeptes. "Beaucoup de gens courent parce qu’ils se sont tout simplement aperçus que c’était excellent pour eux, mais ce qu’on voit, c’est une phase d’engouement pour toutes ces courses festives où le chrono n’est pas le plus important. Ce soir, il y a plein de gens qui n’hésiteront pas à se photographier et à s’encourager les uns les autres, tous ne sont pas dans une optique de performance, c’est vraiment une fête, c’est une vraie fête, mais une fête sportive, une fête dans laquelle on s’investit et c’est pourquoi ces courses ont tellement de succès, la corrida de façon générale et la corrida de Bruxelles en particulier."

Autre constat, la participation des femmes est en augmentation. "Il y a même des épreuves où il y a une majorité de concurrentes, ce qui n’était pas du tout le cas autrefois. Autrefois, la population féminine, c’était 10%, 15% ou 20% dans le meilleur des cas de l’ensemble des participants. Là, on se retrouve à parité et dans certaines tranches d’âges, il y a parfois plus de filles que de garçons."

Quelques conseils pour réussir votre course

Et voici des petits conseils pour ceux qui vont devoir courir 4 km ou 8 km.

"Deux conseils : l’un est de ne pas s’habiller trop chaudement pour la course, car on produit pas mal de chaleur quand on fait un effort, et le deuxième est au contraire de se vêtir très chaudement avant et après la course, parce qu’on termine souvent en sueur et on s’expose à des coups de froid. C’est généralement l’erreur inverse. Beaucoup de gens s’habillent trop chaudement au moment de courir et se dévêtent à l’arrivée, alors qu’il faut faire exactement l’inverse. Donc, partir légèrement vêtu, mais surtout se couvrir à l’arrivée."

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