Bruxelles: Fête des abeilles au Musée des Sciences naturelles

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Ce mercredi, c'était la Fête des abeilles au Musée des Sciences naturelles. Cet évènement était l'occasion de souligner l'importance des abeilles dans notre écosystème. Ces insectes butineurs ont tendance à disparaître, notamment là où la biodiversité est pauvre.

Organisée dans le cadre de l'année de la biodiversité, la Fête des abeilles visait notamment à expliquer aux visiteurs toute l'importance des abeilles. C'est que près de 75 % des espèces cultivées pour nous nourrir et nous vêtir dépendent au moins en partie de leur pollinisation. La Fête des abeilles était l'occasion de sensibiliser les jeunes et moins jeunes à la problématique.

Pour en savoir plus sur les abeilles...
Dans notre capitale, il fait plutôt bon vivre pour les abeilles. Elles trouvent de quoi se nourrir dans les parcs, jardins, et avenues arborées. "Les abeilles sont comme nous, elles ont besoin de manger un peu de tout, explique Marc Wollast, coordinateur de l'asbl Apis Bruoc Sella. Et pour les abeilles, manger un peu de tout, c'est butiner des fleurs différentes. Pour ça, dans les villes, elles sont gâtées. Dans une ville comme Bruxelles, on a à peu près 850 espèces de plantes différentes." Pour se nourrir, les abeilles ont donc besoin d'une biodiversité importante. Cette biodiversité est doublement indispensable car les abeilles jouent aussi un rôle dans notre alimentation. "Les abeilles sont vraiment nécessaires à la vie de l'homme, poursuit-il. Sans abeille, plus de pollinisation. Ca veut dire plus de fruits, peu de légumes."
Pour préserver la biodiversité, le mieux c'est d'avoir plusieurs plantes qui produisent du nectar ou du pollen. et d'éviter les plantes qui ont été modifiées. "Les plantes horticoles, ce sont des plantes qui ont été sélectionnées, croisées, pour leur beauté, explique Marc Wollast. C'est malheureusement les plantes qu'on trouve très ou trop souvent en jardinerie. Elles ont bien souvent perdu leur attrait pour la biodiversité." Une solution possible: mettre dans nos jardins des plantes de chez nous, comme le bleuet, le coquelicot ou la phacélie. Adaptées à notre climat, elles raviront aussi les abeilles.

... et pour en apprendre encore sur la biodiversité
Le pelouse du Musée des Sciences naturelles regorgeait ainsi d'une vingtaine de stands d'information et d'activité. Mais ceux-ci n'étaient pas tous dédiés aux abeilles. "L'idée est de montrer qu'on peut agir pour la biodiversité, déclare Donatienne Bollland, porte-parole du Musée des Sciences naturelles. La pollinisation et les abeilles sont une façon de parler de la biodiversité. Parce que la pollinisation, c'est ce qu'on appelle un service rendu extrêmement important. Mais la biodiversité, ce n'est pas que ça. C'est bien d'autres choses, et c'est beaucoup d'autres espèces. Donc on n'hésite pas à en parler." A un stand, par exemple, on apprenait qu'on peut remplacer les pesticides par des larves. "J'explique aux enfants que la larve de coccinelle mange les pucerons, relate l'animatrice du stand. Et que quand on a des larves de coccinelles dans son jardin, on est plutôt content. C'est mieux de mettre des larves de coccinelles plutôt que d'utiliser des produits chimiques."

L'objectif de la fête des abeilles était aussi ludique, le musée attendait d'ailleurs près de 3000 visiteurs et, parmi eux, beaucoup d'enfants.  

 

G. Fabré - P. Maroy

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