Bruxelles: destruction des ponts de la Woluwe, les habitants dépités

 Une destruction des ponts limiterait les déplacements selon les riverains.
Une destruction des ponts limiterait les déplacements selon les riverains. - © Tous droits réservés

C'est un vestige datant de la dernière guerre qui va disparaitre en Région bruxelloise. On est en train de détruire les passerelles qui enjambent la Woluwe, ce petit cours d'eau qui a donné son nom aux différentes communes de Woluwé : Saint-Lambert, Saint-Pierre et Saint-Étienne. Les habitants sont dépités, mais pour la Région, c'est le prix à payer pour curer la rivière et en restaurer les berges.

Les voix s'élèvent dans la rue de la Rive à Woluwé Saint-Lambert. Les riverains déplorent l'absence de concertation et d'enquête publique pour ce projet.

C’était en 1936. Richard, 87 ans, se souvient: "Avant, il y avait un beau petit chemin, la nature était très belle. C'était magnifique, ça ne sera plus jamais la même chose!"

Chaque pont permettait aux ouvriers d’accéder à leurs champs pour se ravitailler. Une destruction des ponts limiterait les déplacements de Richard, ce vétéran : " Ces maisons ont été construites avant la guerre, en 1936, elles sont inaccessibles par devant. On ne sait pas rentrer par devant, tout doit se faire par l'arrière. Avec la destruction de ces ponts, on sera complètement isolés."

Mais la procédure de destruction des ponts est lancée. L’IBGE est catégorique : pour restaurer les berges de la rivière, les ponts doivent être détruits. Benoit Willocx, directeur de Bruxelles environnement, ajoute : " Ces pont sont certainement beaucoup utilisés mais on nous sommes obligés de travailler et d'aménager la rivière. Nous n'avons pas le choix. Nous devons respecter les permis qui nous sont octroyés."

L’IBGE reste à l’écoute des riverains ; et tente de trouver une solution alternative pour remplacer des ponts : " Nous avons une réunion ce 17 février avec les riverains pour discuter des éventuelles possibilités de replacer des passerelles une fois les travaux terminés."

Pour l'heure, les travaux de destruction sont suspendus. En attendant que les esprits soient calmés pour éviter la confrontation.

 

Nadia Salmi, Arnaud Farr

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK