Bruxelles: des répliques d'armes vendues Galerie Agora?

Galerie Agora
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Galerie Agora - © A.D.

Une image étonnante dans la galerie de magasin Agora à deux pas de la Grand-Place: de nombreux fusils et armes sont proposés à la vente dans plusieurs magasins. Il s'agit en réalité de fusils à billes - certains plus vrais que nature. Entre les hand spinners, les vestes en cuir et les écharpes, on tombe donc sur des étalages remplis d'armes de poing, kalachnikovs ou encore de fusils à pompe. 

Ces différents modèles d'armes dites "non à feu" ont fleuri ces dernières années dans ces boutiques. De quoi susciter des réactions mitigées du côté des touristes qui passent par cet endroit. "On pourrait croire que c'est un vrai", confie un touriste. "Tant que ce n'est pas dangereux, ça ne pose pas de problème", dit un autre. "Je n'aime pas du tout ça," avoue une Française de passage.

Pour le vendeur Mohamed, il n'y a rien de choquant: "Tout le monde sait que ce sont des faux. Ce sont juste des jouets. Et, en plus, on ne les vend pas aux mineurs". 

Au cas par cas

Mais que dit la loi quant à la vente de répliques d'armes? Le risque étant bien sûr qu'elles soient utilisées pour commettre un délit. "C'est au cas par cas," explique Gilles Dejemeppe, au parquet de Bruxelles. "Il faut voir si l'arme est vraiment très ressemblante - en acier par exemple - ou si elle peut vraiment occasionner des blessures à des humains ou des animaux". 

Pour les fusils type airsoft, comme ceux de la Galerie Agora, la vente est libre mais encadrée. Elle n'est par exemple pas ouverte aux mineurs. Mais pour ceux qui seraient tentés par cet achat, notons tout n'est pas permis.

"La personne qui va se promener avec une kalachnikov dans la rue ou dans un parc doit pouvoir donner une raison légitime", explique Gilles Dejemeppe. "On a régulièrement des problèmes avec ça." 

La personne s'expose à de graves dangers

Pas question d'utiliser ces objets librement dans l'espace public. Olivier Slosse, porte-parole de la police de Bruxelles, insiste également sur ce point, mettant en avant la "dangerosité" d'un tel acte. "On a régulièrement des appels de personnes qui nous signalent une personne armée dans la rue", explique-t-il. "Il s'agit en fait d'un fusil à billes, mais ces objets sont parfois tellement similaires, même au niveau du poids et donc de la posture, qu'il y a méprise. Et nous, nous sommes obligés d'intervenir comme s'il pouvait s'agir d'un véritable tireur potentiel. Dans cette situation, la personne s'expose donc à de graves dangers".  

On notera par ailleurs que la police de Bruxelles n'a jamais constaté d'infraction au sujet de ces ventes d'armes de la part des vendeurs de la Galerie Agora.

Le reportage de Vews consacré à la vente de ces armes factices

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