Bruxelles: des policiers sans stand de tir pour s'entraîner

Les policiers des communes d'Etterbeek, Woluwé-Saint-Lambert et Woluwé-Saint-Pierre n'ont plus de stand de tir
Les policiers des communes d'Etterbeek, Woluwé-Saint-Lambert et Woluwé-Saint-Pierre n'ont plus de stand de tir - © Belga

Les policiers des communes d'Etterbeek, Woluwé-Saint-Lambert et Woluwé-Saint-Pierre ne peuvent plus s'entraîner à tirer dans leur stand de tir. Celui-ci a dû fermer. L'inspection du ministère du travail a estimé qu'il y avait de gros problèmes de sécurité pour le personnel.

Cela fait quatre mois que le stand de tir n'est plus opérationnel. En cause: le manque de sécurité. Jean-Marie Brabant, chef de corps de la zone de police d'Etterbeek et des deux Woluwé, décrit: "Il y avait des risques de ricochet. Certaines pièces métalliques qui se trouvaient dans le stand, notamment les parois latérales en brique, doivent être revêtues d’une autre surface, de manière à éviter tout éclat."

Le règlement oblige le personnel administratif à s'entraîner au moins une fois par an et le personnel de terrain, au moins quatre fois par an. La police cherche donc des lieux de remplacement. "Nous nous tournons, pour l’instant, vers des solutions alternatives, affirme Jean-Marie Brabant. Nous regardons quels sont les stands de tir à Bruxelles ou aux abords immédiats de Bruxelles auxquels nous pourrions faire appel pour y envoyer notre personnel." Ces lieux servent d'appoint en attendant le réaménagement de la zone d'entraînement.

Cependant, les procédures peuvent durer plusieurs mois. Vincent Leroy, conseiller en prévention dans la zone de police concernée, explique: "Il y a beaucoup de frais à effectuer au stand de tir. On n’est pas propriétaire de l’endroit, donc ça doit passer au collège de police, donc, c’est plus une décision politique d’engagement de frais pour résoudre la situation."

Malgré les désagréments rencontrés, les forces de l'ordre ont la garantie de continuer leur entraînement.

Florence Hau-Gérin – Delphine Wilputte

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