Bruxelles : des étudiants en architecture testent des logements pour sans-abris

Jean-Christophe Laming, étudiant en architecture à La Cambre, a testé ce module.
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Jean-Christophe Laming, étudiant en architecture à La Cambre, a testé ce module. - © Tous droits réservés

Home for less, c’est le nom du projet de relogement pour sans-abris mis en place par l’ASBL l’Ilôt en partenariat avec la Faculté d’architecture de la Cambre (ULB).

"Le lit. C’est ça le plus important." Michel De Wulf est un ancien SDF sorti du sans-abrisme. Il vient visiter les modules en OSB installés au 4e étage des bâtiments de l’Armée du Salut près de Sainte-Catherine. Ces quatre petites maisons ont été imaginées l’an dernier par les étudiants en architecture de la Cambre et sont destinées à reloger les sans-abris. Très vite, Michel est submergé par l’émotion. "C’est un travail merveilleux qui doit prendre énormément de temps. Si ça peut aider des SDF comme moi je l’ai été à sortir de la rue… Moi, on m’aurait proposé cela, je serais tombé en larmes."

Si ces logements sont destinés aux SDF, ce sont pourtant les étudiants en architecture qui ont passé la nuit vendredi à samedi. Le but : les tester afin de les améliorer.

"On regarde un peu comment ça se passe au niveau de l’appropriation de l’espace et au niveau confort en général, explique Jean-Christophe Laming, étudiant. On va regarder ce qu’on peut améliorer. Dans un second temps, on va démonter les modules pour voir s’ils sont facilement démontables"

Car c’est bien le but de cette phase de test : mettre au point ces modules afin de les reproduire dès l’année prochaine. "L’idée est de faire du logement en kit qu’on monte et démonte et qu’on installe dans des bâtiments inoccupés, explique Ariane Dierickx, directrice générale de l'Ilôt, l'asbl à l'origine du projet. Il y a de plus en plus de sans-abris à Bruxelles et de moins en moins de portes de sortie au sans-abrisme. Les logements sociaux ont tous des listes d’attentes interminables. On est aujourd’hui à plus de 45 000 ménages en attente. On n’arrive pas à trouver des logements dans des conditions un minimum correctes, c’est-à-dire des loyers pas trop élevés. Et à côté de cela, il y a énormément de bâtiments vides, des dizaines de milliers de mètres carrés inoccupés.

Reste à trouver les partenariats pour reproduire ces maisonnettes et les propriétaires prêts à mettre à disposition leur bâtiments vides.

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