Bruxelles: des employés du Botanique dénoncent des conditions de travail apocalyptiques

Une vingtaine de travailleurs et d'anciens employés du Botanique viennent d'écrire aux autorités politiques et administratives. Une lettre acide qui dénonce les conditions sur place et, surtout, le comportement jugé méprisant et même harcelant de la part du couple directeur.

Le plus frappant - et le plus facile à vérifier - c'est l'importante rotation du personnel au sein du Botanique. En quatre ans, pas moins de 41 personnes ont soit démissionné, soit été licenciées, certaines pendant un congé de maladie, soit n'ont pas vu leur contrat à durée déterminée prolongé. Plusieurs de ces employés n'ont pas été remplacés, ce qui provoque une surcharge de travail pour les travailleurs toujours en poste.

Le courrier dénonce surtout l'attitude hautaine, méprisante, dénigrante, des deux principaux responsables du Botanique, la directrice générale Annie Valentini et le directeur-adjoint, Paul-Henri Wauters.

Congés acceptés ou refusés à la tête du client, propos racistes, intrusion dans les boîtes de courrier électronique de membres du personnel, interdiction de fréquenter d'autres travailleurs ou demande de les surveiller, le tableau brossé dans ce courrier donne une sombre image de l'institution subventionnée par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

La lettre de 11 pages a été envoyée à l'actuelle ministre de la Culture de la Fédération, Alda Gréoli, et à sa prédécesseure Fadila Laanan, au service public fédéral chargé du Bien-Etre au travail et à l'échevin de la Ville de Bruxelles, Philippe Close (PS).

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK