Bruxelles : de plus en plus de potagers collectifs menacés de disparition

21 potagers sont aujourd'hui menacés de disparition dans la région bruxelloise.
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21 potagers sont aujourd'hui menacés de disparition dans la région bruxelloise. - © NH

Le saviez-vous ? A Bruxelles, il existe environ 324 potagers collectifs. C'est le constat qu'a fait tout récemment Mathieu Simonson, auteur d'une carte interactive des potagers de Bruxelles. Si ces dernières années leur nombre a augmenté, leur situation reste précaire.

Après un an de recherches, Mathieu Simonson, membre actif du Forum des Jardiniers est arrivé à un constat: il y a environ 21 potagers menacés de disparition dans la région bruxelloise. Il a réalisé et publié une carte interactive non exhaustive recensant les différents potagers existants, ceux menacés de disparition et ceux qui ont disparu depuis 2011.

Au total 42 potagers ont été détruits en 7 ans, en grande majorité à cause de constructions immobilières.

Aujourd’hui, Mathieu Simonson tient à attirer l’attention sur ces 21 potagers en danger et mettre en relation les jardiniers souvent isolés.

On a des potagistes qui se retrouvent démunis lorsque leur terrain est mis sous pression, il se rendent compte que leur voix de citoyens actifs dans les potagers ne pèse pas lourd face à une administration publique qui a envie de soutenir un projet immobilier. La culture générale en région bruxelloise nous donne l’impression qu’un potager doit être temporaire. C’est bien sûr faux, ces jardins ont toujours existé.

Boondael Ernotte en danger

Depuis 2011, les potagers de Boondael Ernotte à Ixelles sont menacés de destruction. La commune souhaite aujourd’hui vendre les 30 parcelles de terrain à des promoteurs immobiliers. Les habitants se mobilisent à travers le groupe de défense de la zone verte de Boondael Ernotte.

A sa tête, Bibiane Bolle alerte sur l’impact environnemental important qu’impliquerait cette destruction mais pas seulement : “il y a un vrai lien social qui se crée ici,  les gens se rencontrent, discutent et échangent leur graines et partagent leurs légumes. Cela permet aussi à des familles de se nourrir d’une façon assez importante.”

Le groupe de défense a déposé un recours au conseil d'Etat pour étudier l'impact environnemental de la destruction. Il est toujours dans l'attente d'une réponse.  

 

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