Bruxelles compte cinq fois plus de maisons médicales qu'il y a dix ans

Victimes de leur succès, les maisons médicales sont généralement saturées deux ou trois ans après leur apparition
Victimes de leur succès, les maisons médicales sont généralement saturées deux ou trois ans après leur apparition - © Belga (illustration)

De plus en plus de maisons médicales voient le jour à Bruxelles. En dix ans, leur nombre a été multiplié par cinq. Ces maisons médicales rassemblent plusieurs médecins pour offrir un service de proximité et de qualité aux habitants du quartier.

Il y a aujourd’hui 44 maisons médicales à Bruxelles. Isabelle Heymans, secrétaire générale de la fédération des maisons médicales, explique les raisons d'un tel succès : ''la préoccupation des maisons médicales, c’est d’offrir à la population des soins qui sont de qualité, globaux, pluridisciplinaires et qui sont accessibles. C’est important aussi de rappeler qu’une maison médicale n’est pas faite uniquement pour des gens qui ont des problèmes financiers.’’

Proche et accessible, deux mots qui résument leur réussite. Leur point fort, c'est que médecins, infirmiers, kinés et d'autres professionnels unissent leur force pour offrir aux patients le suivi idéal. Cristina Ornia, responsable santé d'Entr'aide, une maison dans les Marolles, souligne : ''par exemple, quelqu’un viendrait pour un problème de bronchite et cette maladie ne se résout pas. On constate qu’il y a un problème de logement derrière, il y alors une réorientation ou en tous les cas, la proposition au patient d’être soutenu pour une recherche de logement ou pour améliorer ses conditions de vie. Si on voit que derrière ça, il y a encore une souffrance mentale parce que les conditions de vie sont difficile, on a aussi des professionnels qui peuvent venir en soutien.’’

Système du forfait en vigueur

La plupart des maisons médicales utilisent le système du forfait. Un système qui fonctionne bien car le patient ne paie pas la consultation mais seulement sa cotisation à la mutuelle. Isabelle Heymans, secrétaire générale de la fédération des maisons médicales, explique : ''c’est un contrat qui est signé à trois, entre le patient, la maison médicale et la mutuelle. Une fois qu’on est inscrit, la mutuelle paie une fois par mois à la maison médicale le forfait pour les soins de la personne. Que la personne ne vienne pas du tout, ou qu’elle vienne cent fois sur le mois, le forfait qui a été payé reste le même. Le patient peut venir autant de fois qu’il en a besoin. Ici, on n’est pas pénalisé par le fait d’être malade. Les gens qui sont ''plus’’ malades, ne paient pas plus que les gens qui sont ''moins’’ malades. Il y a donc une solidarité micro-locale entre les gens qui ont peu de problèmes de santé et dont l’argent qui a été versé sera utilisé pour soigner les gens qui ont beaucoup de problèmes de santé.’’

Le patient s'engage de son coté à n'aller voir que la maison médicale où il s'est inscrit. Ce qui convient bien aux médecins et autres professionnels qui travaillent avec ce système. Cela leur assure une clientèle stable et un salaire fixe.

Victimes de leur succès, les maisons médicales sont généralement saturées deux ou trois ans après leur apparition. Mais chaque année, de nouvelles maisons médicales apparaissent.

RTBF

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