Grève des bagagistes: le travail reprend petit à petit

La première avancée porte sur le poids maximum par avion et par bagagiste. La limite est fixée à 300 kg par personne et par avion. L’autre concerne la  composition des équipes qui ne pourront plus être réduites de 4 à 2 personnes. Frank Moreels, permanent FGTB a déclaré que le CEO danois s’était engagé: "Le management belge a fait des erreurs dans la gestion de ce conflit. Le temps est à la raison et les gens vont apprécier ce qui est sur la table. Ils vont reprendre le travail. La frustration des travailleurs et très grande ".

L'équipe du matin reprend le travail vendredi

Tous les ouvriers présents jeudi en fin d'après-midi, ont repris le travail chez Swissport ont confirmé les délégués syndicaux. "La grève ne sera plus soutenue demain", précise Sandra Langenus du syndicat socialiste.

L'équipe du matin reprend le travail vendredi. Le travail a repris jeudi vers 16h30. "Il y a peut-être encore des gens qui ne sont pas à leur poste. Des ouvriers sont venus aussi volontairement pour épauler l'équipe du soir", ajoute Sandra Langenus. Pour Olivier Van Camp (SETCa), l'accord conclu n'est pas tout à fait ce que souhaitaient les syndicats. "Mais bon, cela, on ne l'a jamais. Une série de promesses ont été immédiatement mises en œuvre comme la suppression des équipes de deux ouvriers. Il y a aussi des promesses à long terme", explique-t-il.

Les passagers ne doivent (toujours) pas venir chercher leurs bagages eux-mêmes

Les passagers dont les bagages se trouvent toujours à l'aéroport de Zaventem, en raison de la grève chez Swissport, ne doivent pas venir les chercher de leur propre initiative. "Cela ne serait pas faisable. Les passagers seront contactés", précise Jan Van der Cruysse, porte-parole de Brussels Airport.

Les ouvriers ont repris le travail et la situation devrait se normaliser. "Il peut y avoir çà et là des retards", ajoute le porte-parole. "La situation doit revenir à la normale vendredi." Des milliers de bagages restent toujours à l'aéroport. "C'est une tâche considérable et il faudra plusieurs jours pour rendre les bagages aux passagers"

Un après-midi sous haute tension

Avant l'accord, sur place les réactions à l'égard des syndicats avaient été hostiles " Il n’y a plus de syndicat en Belgique. C’est fini. On a été abandonné par nos délégués. On a obtenu une cacahuète" et la situation évoluait dans un climat tendu: le Secrétaire d'Etat à la Mobilité, Melchior Wathelet, avec la direction de l'aéroport, avaient menacé de saisir le matériel de Swissport (voir la vidéo ci dessous), pour permettre de charger et de décharger les bagages. Avec pour objectif de permettre aux compagnies de réaliser elles-mêmes certaines opérations. On n'en est pas arrivé là mais cette pression, additionnée à la menace de Brussels Airlines de "réévaluer" sa collaboration avec Swissport, a permis de faire évoluer les choses. Le travail devrait reprendre progressivement.

Après 5 jours  de grèves
 
L'incertitude régnait encore ce jeudi matin après cinq jours de grève. Les vols décollaient presque tous normalement mais ceux dont les compagnies travaillent avec Swissport partent comme les jours précédents sans bagages en soutes.
 
Pour rappel, il y avait eu un protocole d'accord ce mercredi entre permanents syndicaux et direction. Un protocole jugé globalement suffisant pour les employés qui ont repris le travail. Les ouvriers, par contre, refusent ce qui leur est proposé. Ils n'ont toujours selon eux pas assez de garanties qu'ils disposeront des renforts de personnel pour décharger les bagages. Leur revendication principale n'est donc pas rencontrée.
 
Côté syndical, on  annonçait en fin de matinée une réunion de crise avec la direction qui refuse de faire des commentaires. En attendant, les 500 bagagistes sont toujours en grève. On conseille aux voyageurs de concentrer leurs effets personnels dans leurs bagages de cabine. Quant aux 20 000 bagages qui attendent à l'aéroport, ils sont peu à peu renvoyés aux domiciles des voyageurs depuis mercredi soir. 
 
Brussels Airlines "réévalue" sa collaboration avec Swissport 

Suite à ce mouvement, la compagnie aérienne Brussels Airlines a indiqué qu'elle "évaluait actuellement sa collaboration". Une menace voilée, car si Brussels Airlines devait choisir un autre opérateur, Swissport perdrait son plus important client à Zaventem.

Brussels Airlines représente 30% du trafic sur le tarmac de Brussels Airport. Cette part chez Swissport est encore plus importante, selon le porte-parole de la compagnie Geert Sciot. La compagnie belge est désabusée par la grève chez Swissport qui dure depuis près de quatre jours. Geert Sciot indique que les perturbations ne sont pas encore réglées malgré le protocole d'accord de mercredi soir. Les mesures d'urgence prises par le gouvernement fédéral ne résolvent pas tous les problèmes, selon lui. 

"Depuis une heure, nous avons de nouveau accès au système de tri des bagages", précise le porte-parole, ce qui n'empêche pas qu'une série de bagages ne peut pas être traitée. Pour les vols au départ de Bruxelles, la compagnie demande toujours à ses clients de se contenter de leur bagage à main. Depuis le début de la grève, Brussels Airlines a demandé de l'aide sur le tarmac à tout son personnel disponible. Selon le porte-parole, même le CEO de la compagnie Bernard Gustin serait intervenu dans une équipe. "Mais, la manutention aérienne est une activité très régulée. Pour une série de tâches, il faut un appareillage spécial ou une formation particulière", souligne M. Sciot. Les problèmes ne pourront être résolus totalement que lorsque les ouvriers de Swissport reprendront le travail.

Le fédéral veut "mieux réglementer le secteur"

"On veut tous voler pour 50 euros mais il faut savoir que la prestation de services à un coût. C'est la même chose pour les vêtements", a dit jeudi à la Chambre la ministre de l'Emploi Monica De Coninck, interrogée sur le conflit de Swissport à l'aéroport de Zaventem. Et d'ajouter qu'elle envisage d'examiner, avec son collègue de la Mobilité, s'il est possible de mieux réglementer le secteur.

La ministre a été interrogée sur ce conflit par cinq parlementaires, dont Catherine Fonck (cdH) et Valérie De Bue (MR) et Hans Bonte (sp.a). Ce dernier s'est montré très critique à propos de la décision du secrétaire d'Etat à la Mobilité, Melchior Wathelet. Celui-ci a décidé, en concertation avec Brussels Airport, de prendre des mesures d'urgence pour permettre la reprise des opérations de manutention à l'aéroport en saisissant le matériel de Swissport.

Dans sa réponse, la ministre a souligné que l'atmosphère était très tendue et qu'elle avait constaté qu'il y a très peu de confiance entre la direction de Swissport et le personnel de l'entreprise. Elle a aussi mis l'accent sur le fait que les délégués syndicaux soutenaient le protocole d'accord.

Odile Leherte avec Belga

 

"On veut tous voler pour 50 euros mais il faut savoir que la prestation de services à un coût. C'est la même chose pour les vêtements", a dit jeudi à la Chambre la ministre de l'Emploi Monica De Coninck, interrogée sur le conflit de Swissport à l'aéroport de Zaventem. Et d'ajouter qu'elle envisage d'examiner, avec son collègue de la Mobilité, s'il est possible de mieux réglementer le secteur.

La ministre a été interrogée sur ce conflit par cinq parlementaires, dont Catherine Fonck (cdH) et Valérie De Bue (MR) et Hans Bonte (sp.a). Ce dernier s'est montré très critique à propos de la décision du secrétaire d'Etat à la Mobilité, Melchior Wathelet. Celui-ci a décidé, en concertation avec Brussels Airport, de prendre des mesures d'urgence pour permettre la reprise des opérations de manutention à l'aéroport en saisissant le matériel de Swissport.

Dans sa réponse, la ministre a souligné que l'atmosphère était très tendue et qu'elle avait constaté qu'il y a très peu de confiance entre la direction de Swissport et le personnel de l'entreprise. Elle a aussi mis l'accent sur le fait que les délégués syndicaux soutenaient le protocole d'accord.

RTBF

Grève de Swissport: le bout du tunnel

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