Brunehaut: un an requis contre un élu de l'opposition détenteur d'armes et menaçant

La maison communale de Brunehaut
La maison communale de Brunehaut - © Google maps

Daniel Bernard, élu en 2012 sous la bannière du Centre Etendard Citoyen à Brunehaut, risque une peine d’un an de prison minimum pour avoir menacé d’un attentat, à plusieurs reprises, l’ensemble du conseil communal, et pour avoir détenu chez lui une centaine d’armes et des munitions. Celui qui a comparu mardi matin devant le tribunal correctionnel de Tournai sera jugé le 16 mai prochain. Il reviendra en juin devant une autre chambre car il est poursuivi pour avoir harcelé la directrice générale de la commune, Nathalie Bauduin.

Depuis son élection au sein du conseil communal, en octobre 2012, Daniel Bernard n’a pas cessé de proférer des menaces contre la directrice générale qui, selon lui, n’avait pas les diplômes requis pour la fonction et qui se montrait politiquement trop proche des membres du collège. Via son blog, Daniel Bernard n’a eu cesse de cracher sa haine contre cette dame qui se qualifie "d’apolitique".

Le bourgmestre Pierre Wacquiez (PS) a aussi été la cible de Daniel Bernard mais celui qui est aussi président de l’intercommunale Ideta n’a pas pris les menaces au sérieux. "Je ne me suis pas senti en danger mais j’ai lu la peur dans les yeux des gens qui venaient me voir", dit-il.

Parmi ces gens, les membres du groupe politique de Daniel Bernard qui ont commencé à fuir le navire. Plusieurs personnes ont été interrogées dans le cadre de l’enquête et elle confirme la dangerosité de Daniel Bernard qui, a plusieurs reprises, aurait menacé de faire un bain de sang au sein du conseil communal, soit en tirant à la mitraillette, soit en balançant une grenade dans la salle du conseil. Selon un témoin, Daniel Bernard voulait "faire tomber la dictature en place".

Quand il a appris d’un témoin que Daniel Bernard détenait des armes chez lui, le bourgmestre a signalé les faits à la police. Le 25 novembre 2015, c’est un véritable arsenal qui a été découvert chez l’élu de l’opposition: des centaines d’armes et des milliers de munitions. Selon le ministère public, le risque de passage à l’acte était "évident".

Mardi matin, Daniel Bernard a contesté toute intention de porter atteinte à la vie des autres conseillers communaux, "je ne suis pas un assassin", dit-il. Il ajoute que les armes étaient démilitarisées et que son seul but était de dénoncer des choses qui ne fonctionnaient pas au sein de sa commune. "Mon blog est le seul endroit où je peux m’exprimer librement au nom de mon groupe (...) On veut éliminer quelqu’un qui gêne et tous les moyens sont bons", s’étrangle le conseiller communal qui reste présumé innocent.

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