Brugelette : une grotte aux manchots au Parc Pairi Daiza

Tous les visiteurs du Parc ont désormais la possibilité d’observer les manchots pour lesquels les équipes de Pairi Daiza ont construit, indique le Parc dans un communiqué, un territoire de 850 m² adapté à leur comportement naturel. Douze manchots papous résident actuellement dans la Grotte aux manchots. Ces cinq mâles et sept femelles sont âgés de 1 à 35 ans. Ils ont été confiés au Parc par l’Oceanografic Valencia (Espagne), le Zoo d’Anvers et le Zoo de Munich (Allemagne).

Depuis leur arrivée en février 2021, le Parc Pairi Daiza indique que ces manchots forment une colonie bien soudée. Les manchots papous (Pygoscelis papua) sont des oiseaux qui vivent en Antarctique. À ce stade, ils sont classés en "Préoccupation mineure" sur la liste rouge des espèces en danger dans la nature de l’UICN (Union Internationale pour la conservation de la nature).

L’espèce est pourtant l’objet de plusieurs menaces dans son milieu naturel : la surpêche qui réduit la disponibilité des proies, la capture accidentelle dans les filets de pêche, la pollution générée par les exploitations pétrolières, le tourisme, l’ingestion de particules plastiques et le réchauffement climatique qui fait fondre la banquise où ils doivent trouver des partenaires, s’accoupler et élever leurs petits.

Pour contribuer à protéger l’espèce, Pairi Daiza indique participer à un programme européen coordonné par l’EAZA (Association européenne des Zoos et Aquariums). Le Parc ajoute que d’autres espèces de manchots des îles subantarctiques pourraient déjà rejoindre les manchots papous durant cette saison. Probablement des gorfous sauteurs et des manchots royaux.

Une vision particulière

"L’excellente vision des oiseaux est en grande partie due à la structure de l’œil : De tous les animaux, les oiseaux sont ceux qui ont les plus grands yeux par rapport à la taille de leur corps", précise un communiqué du Parc, "Plus l’œil est grand, plus les images qui se forment sur la rétine sont grandes et meilleure est la perception des détails. Leur rétine est dépourvue de vaisseaux sanguins, contrairement à la rétine des mammifères qui est irriguée (la présence de vaisseaux sanguins interfère avec l’acuité visuelle). Chez les manchots, c’est le peigne, une structure intraoculaire propre aux oiseaux, qui procure l’oxygène et les nutriments à la rétine. L’absence de vaisseaux sanguins offre plus de place pour les photorécepteurs".

C’est pour cette raison que le Parc indique avoir doté l’enclos d’une verrière de 100m² qui ouvre le plafond de la grotte vers le ciel, juste au-dessus du territoire principal nommé l’île. "Les besoins en rayons ultraviolets sont donc fournis par la lumière naturelle, tandis qu’un complément de lumière est prodigué par un système d’éclairage artificiel, basé sur un mélange d’ampoules LED et halogènes. La combinaison de l’éclairage naturel et artificiel, programmée selon le cycle des saisons, permet de simuler au plus près les conditions lumineuses présentes dans le milieu naturel des manchots, autour du cercle polaire antarctique".

Un territoire réfrigéré grâce à l’énergie verte Dans la Grotte aux manchots, la température ambiante est maintenue à une moyenne de 4° C avec un maximum absolu de 7° C. Ce nouvel espace fait partie de la boucle d’échange et de récupération d’énergie de La Terre du froid.

Une machine à glaces

La Grotte aux manchots représente une taille de 850m², dont 300m² réservés aux visiteurs, précise encore le Parc. Leur habitat est divisé en trois zones (île, bassin et mezzanine) sur deux niveaux. L’île (212m²) est composée de plusieurs plateformes séparées par des zones rocheuses permettant un comportement territorial et une appropriation par les couples. Au sol, différents types de revêtements, tels que des galets naturels pour la construction de nids, des plages en galets stabilisés, des rochers pour permettre l’escalade et le positionnement en hauteur. Trois machines à glace se trouvent au plafond de la grotte et font tomber de la neige sur l’île. Les soigneurs répandent ensuite la neige sur les différents niveaux de plates-formes.

Pairi Daiza précise encore que le bassin (200m², environ 350m³) propose une profondeur variable de trois mètres à 80 cm. Les manchots peuvent passer 75% de leur vie en mer. Leur corps est bâti pour affronter des conditions extrêmes et est profilé en torpille pour leur permettre de parcourir des dizaines de kilomètres sans effort. Une grotte sous-marine a été réalisée sous l’île pour permettre aux animaux de nager entre les piliers.

L’eau de ce bassin est salée, non-chlorée et réfrigérée à environ 4° C. Cette eau est également filtrée en continu pour être adaptée aux besoins des animaux. "Les installations ont été conçues pour optimiser au maximum les recyclages d’eau et donc réduire au minimum les appoints d’eau et ainsi préserver les ressources" indique encore le communiqué du Parc.

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