Bruciel: Bruxelles et son urbanisation vue du ciel entre 1930 et 2012

Bruciel, c'est un peu le même principe que Google Earth, un petit clic avec la souris permet de zoomer ou de dézoomer sur une des 19 communes de Bruxelles.

L'avantage est que l'on peut survoler la capitale à travers les années de 1930 à 2012 et de comparer les époques.

Une trentaine de "sites remarquables" vont sont également proposés en un clic dans le menu. Vous pourrez alors choisir entre le Rouge-Cloître, le Parc du Cinquantenaire ou encore le Palais royal.

Il est également possible de sonder la ville selon différentes couches cartographiques : institutionnel, méthodologie, histoire/patrimoine, résidentiel, économie et mobilité.

Derrière cette initiative, la Direction Etudes et Planification (DEP) de la région de Bruxelles-capitale. Des photos aériennes retrouvées dans des archives oubliées au fond d'une cave. Au final, un outil bien fait et amusant pour les curieux et les professionnels. Une belle manière de mettre en valeur notre patrimoine historique.

Cette photo de la Grand-Place de Bruxelles, par exemple, montre qu'en 1953, elle servait de grand parking à ciel ouvert.

Un avantage pour les automobilistes qui appartient désormais au passé puisque depuis décembre 1998, la Grand-Place est classée au patrimoine mondiale de l'humanité par l'Unesco. Notons qu'il y a quelques exceptions, comme pour les mariages.

 

La gare centrale de Bruxelles: si les travaux de la Jonction Nord-Midi avaient déjà commencé dès 1911 avant d'être interrompus par la Première guerre, il n'y avait encore rien en 1930 sur le site, tout avait été rasé.

En 1953, le bâtiment est bien là, la gare vient d'être inaugurée un an plus tôt. Une urbanisation qui s'est encore nettement développée depuis.

Schuman et le Berlaymont. Si en 1930, le rond-point existait déjà, il ne portait pas le même nom, c'était le rond-point de la rue de la Loi.

C'était l'époque où le couvent et l'école des Dames de Berlaymont s'y dressaient avant d'être rasés pour faire place au siège de la Commission européenne. Les religieuses sont parties à Argenteuil. Prix du terrain à l'époque: 2 790 000 euros.

La site de l'Atomium à Laeken. En 1930, on voit qu'il n'y a pratiquement que des champs et un bois à l'endroit même où 28 ans plus tard, la Belgique accueillera l'exposition universelle.

Par contre, le stade du Centenaire y existait déjà bel et bien, dans une première version qui a beaucoup évolué pour devenir le stade Roi Baudouin.

CB

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