Brigitte Grouwels envisage de supprimer les licences des taxis bruxellois

Les damiers sont désormais obilgatoires sur les taxis bruxellois
Les damiers sont désormais obilgatoires sur les taxis bruxellois - © Belga Picture

Vous avez sans doute vu ces nouveaux damiers, le long de la carrosserie des taxis. La ministre régionale en charge des taxis, Brigitte Grouwels, envisage une autre réforme bien plus profonde: elle pense modifier les conditions d'accès au métier. Fini le système des licences, les taximen devraient acheter plutôt un fonds de commerce.

Comment devient-on taximan indépendant aujourd'hui? Officiellement, il faut obtenir une licence, qui est gratuite. Il y en a 1300 en circulation. Mais, en pratique, cela ne se passe pas comme ça. Ces licences se revendent au noir entre chauffeurs et à prix salés. Un taximan peut revendre sa précieuse autorisation à un nouveau jusqu'à 50 000 euros aujourd'hui. Une vente sous-terraine, non-déclarée, puisque ce sésame est censé être gratuit. 

La ministre CD&V Brigitte Grouwels envisage aujourd'hui de rendre l'opération transparente. Un nouveau taximan achèterait, plutôt qu'une licence, un fonds de commerce, qui pourrait être cédé, en toute légalité, à un prix transparent. C'est ce qui se passe quand un libraire ou un épicier cède son magasin.

L'idée suscite l'enthousiasme d'une partie des conducteurs: cet achat 100% légal leur permettrait de demander aux banques un prêt professionnel pour se lancer dans la profession. D'autres sont opposés au changement. Certains exploitants de taxi possèdent plusieurs dizaines de voitures et autant de licences, achetées à prix d'or et qu'ils espéraient, à terme, revendre à prix d'or, avec une belle plus-value. Si le système change, ils ont peur d'enregistrer des pertes.

Les chauffeurs de taxis rencontreront la ministre le 30 septembre pour parler de cette petite révolution. Une rencontre qui s'annonce déjà animée.

Myriam Baele – Delphine Wilputte

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