Brexit : la Région bruxelloise lance une campagne pour attirer les entreprises basées à Londres

Après le Brexit, Bruxelles profitera-t-elle de l'arrivée d'entreprises basée aujourd'hui à Londres?
Après le Brexit, Bruxelles profitera-t-elle de l'arrivée d'entreprises basée aujourd'hui à Londres? - © © DANIEL LEAL-OLIVAS - AFP

C'est une des conséquences du Brexit, de nombreuses entreprises installées en Grande-Bretagne vont devoir délocaliser une partie de leurs activités sur le sol européen pour respecter les directives européennes. Et Bruxelles tente de les séduire. Alors est-ce que ça marche ? Où en est-on ?

Trop d’incertitudes

Il y a un an Bruxelles loupait le coche avec l'Agence européenne des médicaments qui ira finalement s'installer à Amsterdam. Mais la Région ne perdait pas espoir et tablait sur l'arrivée d'entreprises privées. Certaines ont déjà franchi la manche. C’est le cas de l’assureur britannique Lloyd’s. Mais beaucoup d’autres se tâtent encore vu les nombreuses incertitudes qui pèsent encore sur le processus du Brexit. " Nous pensons que le gros du flux viendra plus tard car un tel déménagement ou délocalisation est une décision stratégique pour une entreprise. Et elle préfère le faire en connaissance de cause. Or aujourd’hui, elles ne disposent pas de toute l’information car les négociations sont toujours en cours " explique Emmanuel De Beughem, responsable de l'attraction des investissements étrangers au sein de l'agence régionale Hub Brussels.

Bruxelles ne manque pas d’atouts

Mais cela va se jouer très prochainement car la date butoir du Brexit est fixée le 29 mars 2019. Six mois avant que les britanniques ne quittent définitivement l’Union européenne de manière négociée ou non, la Région lance une campagne de promotion de Bruxelles à Londres. Elle débutera début novembre avec entre autres des séminaires et des parutions dans la presse spécialisée. " On a quelques atouts. On est la capitale européenne la plus proche de Londres. C’est très central aussi pour rayonner dans l’Union. Et puis on ne manque pas de talents et de compétences, notamment dans les secteurs de l’assurance, de l’audiovisuel ou encore des soins de santé ".

Ces trois secteurs, Bruxelles les cible prioritairement. Pourquoi ? Hé bien parce que pour opérer au sein de l’Union Européenne, les entreprises de ces secteurs doivent être reconnues par un régulateur local. Et cela implique une présence substantielle dans l’un des états membres. Elles n’auront donc d’autre choix que d’ouvrir des succursales quelque part dans l’Union et pourquoi pas à Bruxelles. " Bruxelles est plutôt bien placée puisque s’agissant de l’audiovisuel, des soins de santé ou des assurances, les régulateurs belges jouissent d’une bonne réputation au niveau européen ", précise Emmanuel De Beughem.

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