Brexit: des dizaines de Britanniques prêts à demander la nationalité belge

Guichet de l'Etat Civil, commune d'Ixelles
Guichet de l'Etat Civil, commune d'Ixelles - © Rtbf - Hélène Maquet

Le phénomène prend de l'ampleur dans les communes bruxelloises : des Britanniques se rendent dans leur administration communale pour demander des informations ou déposer une demande d'acquisition de la nationalité belge.

Premières demandes dès 7H22

Christian Duchâteau, fonctionnaire à l'Etat Civil d'Ixelles, a vu les premières demandes affluer dès l'annonce des résultats du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne. "Vendredi matin, à 7h22, j'ai reçu déjà un premier mail d'une Britannique demandant des renseignements pour faire sa demande de nationalité belge." Depuis, sur les 1500 ressortissants britanniques de la commune, il y a eu une trentaine de demandes d'information par mail, par téléphone, ou au guichet. Même chose à Woluwe-Saint-Pierre. Ce lundi matin, 3 Britanniques étaient devant la porte de la Maison communale avant l'ouverture et depuis, une dizaine de personnes se sont manifestées. "C'est nettement plus que dans les semaines précédentes", s'étonne Benoît Cerexhe, bourgmestre de 794 Britanniques. Et la tendance se confirme dans de nombreuses communes bruxelloises : une dizaine de demandes à Watermael-Boitsfort, cinq ou six à Auderghem, onze demandes à Uccle, quelques-unes à Jette,... A Etterbeek, le personnel a même été renforcé. Certaines communes ont déjà enregistré des demandes fermes, mais il faut rassembler une série de documents, ce qui va prend un peu de temps.

"Les gens sont paniqués"

Les ressortissants britanniques doivent à présent monter leur dossier de demande de nationalité belge... et remplir une série de conditions. Il y a de nombreux cas de figure mais le plus classique est celui-ci : il faut résider en Belgique depuis au moins 5 ans, faire preuve d'une intégration économique (avoir un contrat de travail et/ou un revenu), et parler une des trois langues nationales. D'après les bourgmestres que nous avons rencontré, de nombreux Britanniques de Bruxelles y répondent. "Ce sont souvent des familles installées depuis très longtemps, dont les enfants vont à l'école ici et qui cherchent à rester en Belgique", explique Dominique Dufourny, la bourgmestre d'Ixelles. Qu'ils soient fonctionnaires auprès des institutions européennes, employés de grandes entreprises ou conjoints d'un Belge, l'inquiétude gagne les Britanniques de Belgique. "Les gens sont paniqués. Ils se demandent vers où ils vont aller", observe Christian Duchâteau, le fonctionnaire d’Ixelles. Et dans les communes, derrière les guichets de l'Etat Civil, on s'attend à voir affluer les dossiers.

En dehors de Bruxelles, aussi, les demandes affluent Comme à Waterloo qui accueille de nombreux Britanniques.  

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