Braine-l'Alleud persiste: elle veut aussi se tailler la part du Lion

Le bicentenaire représente un enjeu économique considérable pour les communes situées dans le périmètre du champ de bataille. 200 000 visiteurs en quelques jours, c’est autant de clients potentiels pour les commerces et l’horeca. Mais à Braine-l’Alleud, certains estiment que Waterloo a tendance à vouloir s’approprier l’événement à son seul profit. "Il ne faut pas polariser tous les regards sur tel endroit. Il faut pouvoir essaimer le touriste pour qu’il vienne plusieurs jours et qu’on lui dise qu’il y a plusieurs autres choses à voir qui sont rattachées à ce patrimoine, déclare le bourgmestre de Braine-l’Alleud Vincent Scourneau. Ce qui est intolérable c’est qu’une commune ostracise les autres pour tirer la couverture à elle…"

Et Vincent Scourneau de rappeler qu’il y a aussi moyen de se restaurer et de se loger dans sa commune. Et que la Butte du Lion et le Mémorial 1815 par exemple se situent sur le territoire de Braine-l’Alleud, et pas à Waterloo.

La bourgmestre de Waterloo Florence Reuter lui répond : "Je regrette qu’un certain bourgmestre récupère l’événement peut-être pour palier un manque de visibilité… Je pense qu’on ne peut refaire l’Histoire : la Bataille de Waterloo restera toujours la Bataille de Waterloo. Son attitude n’est pas constructive. Je pense, au contraire, qu’il s’agit d’un événement que l’on doit organiser à plusieurs. Quatre communes sont concernées. On doit pouvoir travailler main dans la main."

Cette querelle sur le champ de bataille a toute l’apparence d’un "clochemerle", eu égard à la portée mondiale du bicentenaire. Mais le bourgmestre de Braine-l’Alleud persiste : les enjeux économiques sont trop importants. Ce serait une faute, selon lui, de ne pas s’en préoccuper.

Vincent Scourneau était l'invité du JT de 13h. Voici son interview:

Hugues Van Peel

 

 

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