Brabant wallon: deux hangars au centre d'une discorde entre communes

Le hangar doit servir au stockage de pommes de terre cultivées dans la région (illustration).
Le hangar doit servir au stockage de pommes de terre cultivées dans la région (illustration). - © Flickr – Max Pix

Deux communes du Brabant Wallon se frittent en effet à propos de deux hangars de stockage pour pommes de terre. Un agriculteur fait construire deux bâtiments en ce moment à Mont-Saint-Guibert. Le terrain en question est situé à un jet de pierres du quartier de Beaurieux, un hameau de Court-Saint-Etienne. Les riverains ne voient pas cette construction d’un bon œil. Certains ont introduit un recours au conseil d’Etat et la commune a fait de même.

Les hangars devraient accueillir du matériel agricole et jusqu’à 6000 tonnes de terre, selon le permis accordé par Mont-Saint-Guibert à l'agriculteur. C'est trop pour les riverains et le bourgmestre de Court-Saint-Etienne, Michaël Goblet. "La commune a introduit un recours auprès du conseil d’Etat parce que nous considérons que la commune de Mont-Saint-Guibert a sous-estimé les effets en termes de mobilité ; car la seule possibilité des camions d’arriver et de sortir est par la commune voisine."

A Mont-Saint-Guibert, le bourgmestre Philippe Evrard estime de son côté que l'impact des hangars sera plutôt limité. "Quand on voit l’étude d’incidence, on parle de 58 camions par mois pendant la période d’exploitation des pommes de terre, ce qui fait moins de deux camions par jour. Je pense que c’est totalement supportable. En plus de cela, la voirie, où habitent les riverains, est interdite à ce charroi agricole. Donc, ce charroi devra passer par un autre endroit."

Deux camions par jour, en saison, cette estimation est contestée par Court-Saint-Etienne. "C’est sous-estimé, selon nous, répond Michaël Goblet. La récolte de pommes de terre va être saisonnière, mais il y aura des sorties de pommes de terre régulières en fonction de la demande des entreprises transformatrices."

Nuisances sous évaluées ou inquiétudes exagérées, c'est le conseil d'Etat qui devra faire la part des choses dans ce dossier entre le maintien d'une activité agricole, même importante, et la qualité de vie des riverains.

Serge Otthiers

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