Bois d'Haine: quel avenir pour les ouvriers de Vanderplanck Metalworks?

Après une procédure de réorganisation judiciaire loupée en octobre 2014 il a bien fallu se rendre à l'évidence: face aux énormes problèmes financiers dus à des emprunts très lourds, la faillite a donc été déclarée, il y a trois semaines.

Vanderplanck Metalworks, créé en 1912, n'existe plus aujourd'hui qu'au travers des 30 travailleurs licenciés. A ce stade, les perspectives sont maigres.

Seules deux personnes se sont dites intéressées par la reprise des attestations autorisant la fabrication du produit qui a fait la renommée de l'entreprise (des portes résistantes au feu, aux explosions, aux radiations...). Un produit qui a permis à la société de se faire connaitre un peu partout dans le monde. Mais ces attestations ne seront valides que jusque la fin 2016. Qui saura en si peu de temps remettre à flot une entreprise qui n'avait plus aucun client?

Et c'est là que quelques questions surgissent. Pourquoi cette société n'a-t-elle pas tenté de diversifier ses marchés? Pourquoi s'est-elle centrée sur un seul marché: celui des portes de la prison de Marche en Famenne? Lorsque l'on sait que ce marché lui a couté plus qu'il ne lui a rapporté et a creusé encore un peu plus le trou financier de Vanderplanck Metalworks?

Il est facile après coup de refaire l'histoire. Mais l'intervention de Véronique Salvi au Parlement wallon amènera peut-être quelques réponses.

Sonia Boulanger

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