Blouses blanches : le blues du terrain ne casse pas le rêve des futurs infirmiers et infirmières

Blouses blanches: le blues du terrain ne casse pas le rêve des futurs infirmiers
2 images
Blouses blanches: le blues du terrain ne casse pas le rêve des futurs infirmiers - © RTBF

Après les Mardis des Blouses Blanches, voici un jeudi d’action nationale, ce 24 octobre, dans le secteur des soins de santé.

Ce jeudi, infirmières, infirmiers et autres collègues du paramédical mèneront de nouvelles actions de sensibilisation sur leurs lieux de travail. Des actions variables selon les secteurs (public et privé) et les délégations syndicales. D’autres actions suivront jusqu’au 12 novembre, date retenue pour un préavis de grève générale.

Selon les représentants du personnel, le politique et le patronat n’entendent pas les revendications du secteur. Revalorisation salariale, renfort d’effectifs, meilleure planification horaire, reconnaissance du métier, départ anticipé à la retraite ou réduction de la charge de travail… les problématiques sont connues ! Le secteur est en crise depuis des années. Mais malgré cela, des étudiants en "nursing" veulent encore y croire.

Optimisme prudent

Si certains étudiants en nursing (soins infirmiers) se posent déjà des questions, d’autres se montrent résolument optimistes. C’est le cas de deux futurs infirmiers inscrits en première année à la Haute Ecole Léonard de Vinci, à Louvain-la-Neuve. "Je crois en ce métier que je trouve passionnant", explique Laetitia Descamps, de Perwez. "C’est vrai, on se pose toujours des questions, surtout en début de cursus. Maintenant, le métier est là, on en aura toujours besoin. Un jour ou l’autre, surtout quand on vieillit, chacun devra être soigné. Le métier est indispensable. Certes, nous sommes au courant des difficultés du terrain. Mais personnellement, je crois que la situation va s’améliorer. Nous sommes en première année. Et dans quatre ans, cela ira peut-être mieux. Par ailleurs, quand on aime son métier, on peut se battre et passer au-delà des difficultés".

Pour Nathan Boels, de Dion-Valmont, la crise du secteur peut être surmontée. "Je reste très très motivé. Je suis en première année d’études en soins infirmiers, mais je ne suis pas inquiet pour l’avenir. Je suis persuadé que je pourrai surmonter les obstacles et m’épanouir dans ce beau métier". Naïveté pour les uns, optimisme pour les autres. Toujours est-il que ces étudiants veulent encore y croire, envers et contre tout, mais sans nier la souffrance des professionnels.

Encourager les étudiants

"Nous encourageons les jeunes sans leur cacher les problèmes rencontrés par la profession", souligne Florence Orlandi, cheffe de département en soins infirmiers et spécialisations à la Haute Ecole de Vinci. "Mais le monde politique doit aussi écouter les revendications du secteur et améliorer les conditions de travail et la reconnaissance du métier. Car nous constatons depuis environ 3 ans une diminution du nombre d’étudiants. Faute de relève, la pénurie va s’accentuer et la situation va devenir très compliquée". Une pénurie qui peut aussi, a contrario, s’avérer être un atout pour les candidats au métier. "C’est clair que nous trouverons très vite du travail", affirment nos jeunes étudiants.

Avec l’allongement de la formation, d’autres questions se posent. Comme le besoin criant de revaloriser le métier. "On a des nouvelles compétences, notamment en matière de leadership et de gestion de projets. Nous aurons aussi bientôt de nouvelles prestations et de nouvelles responsabilités. Donc, tout cela doit être revalorisé", insiste Florence Orlandi. "Pas seulement sur le plan salarial, mais aussi sur le plan de la reconnaissance sociale". Car les blouses blanches sont encore trop souvent mal considérées, tant par certains patients que par certains médecins, employeurs ou responsables politiques.

Journal télévisé 13H

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK