Bisbrouilles au sein du parti La Droite à Charleroi: mise au point

Les élections communales d'octobre 2018 ont donné lieu à quelques coups bas au sein du parti La Droite à Charleroi
Les élections communales d'octobre 2018 ont donné lieu à quelques coups bas au sein du parti La Droite à Charleroi - © RTBF

En août 2018, à quelques jours du début de la campagne pour les élections communales du 14 octobre, 35 personnes de la région de Charleroi démissionnaient du parti politique La Droite. Elles affirmaient à l'époque avoir été bernées par le fondateur du parti, n'avoir jamais été candidates et avoir été inscrites sur les listes électorales à leur insu. André Yinda, fondateur du parti Charleroi Alternative, qui s'était allié avec La Droite pour ces élections communales, décidait aussi de faire marche arrière, lui qui n'était plus en phase ni avec les idées, ni avec le projet de La Droite et de son président: "C'est pour cela que j'ai décidé de rompre l'alliance que j'avais avec La Droite mais je n'ai jamais été membre de ce parti, ni même candidat", nous explique André Yinda. Mais La Droite allait répliquer par voie de communiqué pour réfuter ces accusations et expliquer que sur les 241 candidatures acceptées par la Commission électorale du parti, certaines avaient été annulées "suite à des propos inadéquats sur les réseaux sociaux.Pour André Yinda, c'est faux. "Le parti était tellement désorganisé, qu'il n'y avait même pas de commission électorale", nous dit-il. 

Le communiqué de La Droite allait aussi mettre en cause directement André Yinda en l'accusant d'avoir diffusé une liste de candidats avec leur signature afin de prouver qu'ils avaient bien démissionné. Là encore, André Yinda s'insurge: "Tout ceci est totalement faux, mensonger et n'a que pour objectif de nuire à mon image. Qui a reçu une telle liste de ma part? Personne! Quel journaliste? Aucun!" Le parti affirmait également dans son communiqué que les candidats avaient signé leur acte de candidature et la Charte éthique du parti. Et qu'ils ne pouvaient donc pas prétendre avoir été inscrits sur des listes à leur insu. Pour André Yinda, là encore, le communiqué de La Droite est faux. Aujourd'hui, il regrette ce choix politique. Il s'est d'ailleurs constitué partie civile dans une procédure judiciaire initiée contre le président du parti. D'après André Yinda, l'instruction est toujours en cours. Aux élections communales d'octobre dernier, André Yinda s'est finalement présenté sous la bannière de son parti, Charleroi Alternative. Il envisage de créer une nouvelle alliance avec une autre formation politique en vue des élections régionales et fédérales du 26 mai prochain.

 

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