Bilan social mitigé pour l'opération Vauban à Charleroi

La ville haute de Charleroi recèle des commerces peu scrupuleux de la législation sociale
La ville haute de Charleroi recèle des commerces peu scrupuleux de la législation sociale - © rtbf.be

Depuis mars dernier, les opérations Vauban se succèdent dans la ville haute de Charleroi. Ces opérations visent à sécuriser ce quartier particulièrement difficile. Mais Vauban, ce n'est pas que la sécurité. C'est aussi une série de contrôle des commerces. Concrètement, des inspections sociales et fiscales sont effectuées une fois par mois par les autorités.

Six mois après le début de ces descentes organisées, l'auditeur du travail, Charles-Eric Clesse, tire un premier bilan mitigé. Il se rend ainsi  compte que l’on remet toujours le travail sur le métier et qu’il n’y a pas de progrès dans la mentalité de certains employeurs de la ville haute qui continuent toujours à utiliser de la main d’œuvre au noir. Pour l’auditeur, "Il faut impérativement mettre les employeurs au pas. Il y a une législation sociale qui protège les travailleurs et qu’il convient de respecter. Si les autorités se décourageaient et ne contrôlaient plus, le quartier serait beaucoup plus anarchique qu’il ne l’est actuellement. Alors, il est envisagé de demander au juge de prononcer désormais des fermetures. Le code pénal social prévoit des fermetures qui vont de six mois à trois ans. Et s’il y a récidive, désormais nous demanderons des fermetures  pour que les employeurs comprennent qu’il y a une réglementation sociale en Belgique. Au niveau du social et de l’économique, c’est toujours la sanction qui touche le portefeuille de l’employeur qui fait le plus mal et il faut absolument que l’on joue là-dessus. Il n’y a pas d’autre solution pour que la ville haute soit saine. "

Jean-Christophe Adnet, Daniel Barbieux

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