Bièvre : les autorités communales légifèrent pour accueillir moins de scouts en été

Le petit village de Graide a accueilli 4 000 scouts cet été. Ils étaient 7 000 dans la commune de Bièvre qui compte 3 375 habitants seulement.
Le petit village de Graide a accueilli 4 000 scouts cet été. Ils étaient 7 000 dans la commune de Bièvre qui compte 3 375 habitants seulement. - © Mathieu Baugniet

3 375 personnes vivent dans la commune de Bièvre dans le sud du Namurois. Cela représente 30 habitants par kilomètre carré. Cela, c’est en temps normal. Car cet été "en période de camp" 7 000 scouts, dont 4 000 rien que pour le village de Graide, sont venus gonfler les rangs. Trop pour certains riverains.

Depuis, les autorités communales se sont emparés de la problématique. Lundi, une modification du règlement de police a été soumise au conseil communal. Objectif : limiter à l’avenir les mouvements de jeunesse. Elle a été adoptée.

Que prévoit la nouvelle réglementation ?

Les loueurs devront désormais homologuer leurs prairies avant le 15 octobre. Il est également prévu de limiter le nombre de camps et d’interdire ceux situés trop près des habitations.

1 700 camps sont organisés en Wallonie chaque été rien que pour la Fédération des Scouts. Elle compte 60 mille membres au total. À Bièvre, en juillet et en août, plus d’une centaine de camps se sont installés. Quelques-uns ont fait trop de bruits et ont provoqué trop de nuisances. Ils ne sont heureusement pas la majorité.

Des scouts qui rapportent de l’argent

En ce mardi pluvieux d’automne, la boucherie d’Eric Marchal est désespérément vide. Pas une âme en vue dans les rues. Pour lui les scouts, c’est pourtant une source de revenus en été. "Je ne vous cache pas que ce sont les deux mois les plus intéressants et les plus rentables de l’année. C’est en juillet et août que l’on travaille le plus", explique le boucher.

Cet été, il a livré 40 camps. Dont trois seulement ont posé problèmes selon lui. L’homme tempère donc les critiques. "C’est en général toujours les mêmes personnes dans la commune qui se plaignent. Moi, je n’ai aucun problème de nuisances et pour m’endormir durant les camps", explique Eric Marchand.

Mais il le reconnaît, face à la surpopulation estivale et les dérives, il faut légiférer comme cela a été le cas à Couvin.

 

 

Archive : Journal télévisé du 29/07/19

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