Bientôt la fin des intercommunales de gaz et d'électricité en Hainaut

La première raison qui vient justifier cette fusion, c’est la capacité de décider plus vite. Actuellement, c'est Ores qui gère, mais ce sont les intercommunales qui décident.

Le marché de l'électricité et du gaz est complexe. Il bouge beaucoup, il y a des réflexions sur les énergies nouvelles, des évolutions technologiques... Et il fallait jusqu'ici huit conseils d'administration pour chaque décision.

Deuxième aspect, la fusion permettra aussi d’être plus efficace pour négocier des financements, pour choisir des investissements. Elle permettra de peser plus lourd dans les négociations avec les banques, par exemple.

Concrètement, pour les abonnés et les usagers, cela change quoi ?

Vous pensiez à une diminution du prix du gaz et de l'électricité… Erreur ! Le fait de passer de 300 à 30 administrateurs ne va pas faire gagner des milles et des cents. D'autant que la nouvelle intercommunale unique, Ores Assets, sera dotée de comités de secteurs, correspondants aux actuelles intercommunales. Et qu'il y aura - dans chaque comité - entre 8 et 15 mandataires politiques.

On aurait pu imaginer aussi que les tarifs deviendraient identiques pour tous les Wallons. Ce ne sera même pas le cas : l'intercommunale unique entend obtenir une dérogation pour  permettre à chaque secteur de continuer à appliquer ses prix. C'est d'ailleurs ce qui fait qu'Ores Assets ne verra le jour qu'en décembre au lieu de juillet prochain, comme c'était prévu au départ.

Cette fusion, c'est aussi le bébé d'un certain Didier Donfut

C'est en tout cas lui qui est à la manœuvre pour le PS. Pour l'instant, quatre experts, un par parti, finalisent le dossier mis en chantier il y a près d'un an par le président d'Ores, le Vervietois Claude Desama. On est à 99% de l'échéance.

Ce qu'on ne sait pas non plus, c'est le rôle que joueront ces experts une fois le dossier bouclé. Les autres sont élus. Didier Donfut, pas

Manu Delporte

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK